Jack Dorsey finance DiVine, le revival authentique de Vine, la célèbre plateforme de vidéos en boucle de six secondes.
Ce projet vise à préserver l’authenticité des interactions en ligne, à l’opposé des contenus automatisés. DiVine s’oppose à la dégradation des réseaux sociaux modernes, appelée enshittification par Cory Doctorow. L’objectif vise à favoriser des échanges authentiques autour de contenus créés par de vrais utilisateurs, non par des algorithmes.
DiVine ressuscite Vine, un reboot nostalgique
DiVine s’appuie sur les archives sauvegardées avant la fermeture de Vine en 2016. L’application permet l’accès à plus de 100 000 vidéos restaurées.
Ce reboot de Vine permet aux utilisateurs de créer un profil personnalisé et de publier leurs propres vidéos tout en interagissant avec la communauté. DiVine permet aussi de signaler et de bloquer les contenus créés par l’IA.
Evan Henshaw-Plath, ancien employé de Twitter et membre du collectif « and Other Stuff » fondé par Dorsey, dirige la création de l’application. Il a exploré les archives conservées par Archive Team. Un collectif indépendant dédié à la préservation du web, pour extraire et reconstruire les vidéos et profils originaux.
Chaque Vine restauré inclut des données comme le nombre de vues et certains commentaires, permettant de recréer fidèlement l’expérience utilisateur historique. Le processus de restauration a été complexe. Les fichiers originaux, très volumineux, nécessitaient des scripts de traitement de données spécifiques.
Malgré ces défis, DiVine a réussi à reconstituer un large éventail de contenus populaires et à fournir de nouveaux profils aux créateurs historiques. Les vidéos moins connues, notamment dans des niches comme la K-pop, restent partiellement indisponibles.
Les créateurs conservent leurs droits. Ils peuvent demander le retrait de leurs contenus via DMCA ou récupérer leurs comptes pour publier de nouvelles vidéos.
Une lutte contre l’IA et un réseau social humain
DiVine limite la présence de contenus générés par l’IA. Pour chaque nouvelle vidéo, le système vérifie son origine humaine grâce aux outils du Guardian Project.
La plateforme repose sur Nostr, un protocole décentralisé open source favorisé par Dorsey. Cette architecture offre aux développeurs indépendants la possibilité de concevoir leurs propres applications et d’héberger des serveurs multimédias.
Elle leur permet aussi d’expérimenter librement, sans dépendre d’investisseurs ou de grandes équipes d’ingénieurs. Dorsey explique que DiVine montre ce que peuvent faire les nouvelles applications ouvertes, sans contrôle des grandes entreprises.
L’idée de relancer Vine ne vise pas à concurrencer TikTok, Reels ou Shorts. Par ailleurs, Jack Dorsey rappelle que l’arrêt de Vine reste son plus grand regret dans l’histoire de Twitter.
Elon Musk a également évoqué la relance de Vine, mais DiVine reste la première initiative ouverte et décentralisée. L’application est disponible sur iOS et Android via diVine.video.
- Partager l'article :