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Cryptomonnaie, NFT, Web3… Eric Zemmour présente son programme numérique

Eric Zemmour vient de dévoiler son programme numérique pour l’élection présidentielle 2022. Entre cryptomonnaie, Cloud et cybersécurité, découvrez les points forts et les faiblesses de ce programme à travers une analyse des différentes propositions.

Le numérique et la transformation digitale sont des enjeux majeurs à l’aube des années 2020. Pourtant, ce thème n’a été que très peu abordé depuis le début de la campagne présidentielle. Aujourd’hui, le candidat Éric Zemmour présente le « programme numérique » de son parti Reconquête!.

Ce programme repose sur trois principaux volets : créer les conditions d’une souveraineté numérique française, soutenir les champions français du numérique, et doter la France des moyens de son ambition numérique.

Cybersécurité, Cloud, IA, quantique, blockchain… Eric Zemmour veut une souveraineté française

Afin de créer les conditions d’une souveraineté numérique, « Z » propose de faire émerger des solutions françaises souveraines dans le Cloud et la cybersécurité. Dans ces deux domaines, la France dépend encore largement des géants américains tels que Google, Amazon et Microsoft pour le Cloud ou McAfee pour la sécurité.

Le candidat propose aussi d’investir dans les « technologies de rupture » comme l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et les semi-conducteurs. Il est essentiel que la France se place parmi les leaders de ces nouvelles technologies, afin de rester une grande puissance économique, de ne pas dépendre des États-Unis ou de la Chine, et de ne pas subir les conséquences d’une pénurie comme celle qui frappe l’industrie des semi-conducteurs.

Une autre priorité est celle de la confidentialité des données. Sur ce point, Zemmour souhaite créer une loi pour imposer que les données sensibles des Français et les données stratégiques de l’Etat et du secteur privé soient hébergées et sécurisées en France et sur des solutions souveraines.

Jusqu’à présent, le stockage et le traitement de nos données étaient régis par le RGPD européen depuis 2018. En termes de solutions, le gouvernement actuel a choisi de stocker ses données sur le Cloud américain de Google et Microsoft.

Rappelons que l’Union européenne développe son propre Cloud à travers le projet Gaia-X. Il semblerait toutefois que Zemmour souhaite préserver une souveraineté nationale dans ce domaine plutôt que de s’en remettre à l’UE.

Enfin, le candidat souhaite accélérer les investissements dans la blockchain et le Web3 : deux technologies basées sur la décentralisation et sur lesquelles reposent de nouveaux phénomènes de mode comme le Métavers et les NFT.

En outre, Zemmour promet de créer un environnement favorable à la détention et à la création de cryptomonnaies et autres crypto actifs tels que les NFT. Une proposition saluée par la communauté des traders de crypto, qui l’appellent notamment à supprimer la « flat tax » élevée à 30% soit le plus haut taux de l’UE.

Un Livret Innovation défiscalisé pour soutenir nos champions du numérique

Afin de s’ériger en grande puissance du numérique, la France doit aussi se doter de champions. Pour soutenir leur développement, Éric Zemmour veut créer un « Livret Innovation » pour permettre aux Français d’investir dans les startups et entreprises innovantes sans aucune fiscalité.

Cette proposition pourrait séduire les passionnés de technologie qui souhaitent investir dans le numérique, mais sont rebutés par les taxes trop élevées à l’heure actuelle. Il pourrait donc s’agir d’un vrai coup de pouce économique pour les startups, tout en créant un lien fort entre les entreprises et les investisseurs.

En parallèle, le candidat Reconquête! veut autoriser deux classes d’actions en bourse à droits de vote différents. Ceci permettrait aux créateurs d’entreprise de se financer, sans pour autant perdre le contrôle de leur entreprise. Le but serait de stimuler les introductions en bourse sur la place de Paris.

Une autre problématique est d’aider les jeunes entreprises du numérique d’impliquer et de retenir les talents, qui tendent souvent à passer d’une entreprise à l’autre. Pour y parvenir, Zemmour souhaite élargir les conditions de l’actionnariat salarié.

Il souhaite également sanctuariser la fiscalité de l’actionnariat salarié. Le but serait que la plus-value réalisée ne puisse être considérée comme un salaire par le fisc.

Coding au collège, numérisation administrative et haut-débit pour tous

Dans la course au numérique, la France est freinée par des barrières techniques et par un manque de moyen. Eric Zemmour veut garantir à chaque Français et chaque entreprise une connexion haut débit sécurisée, afin d’éviter que certains soient ralentis par une connexion trop lente ou insécurisée.

Il souhaite également accélérer la numérisation des services de l’Etat, car il est vrai que de nombreuses démarches administratives requièrent encore de se déplacer physiquement. Cette mesure permettrait d’alléger la lourdeur administrative emblématique de la France, et à chaque Français d’effectuer ses démarches directement sur internet.

En parallèle, Zemmour veut aussi accélérer la mise à disposition de données ouvertes. Les entreprises et les particuliers pourraient donc exploiter davantage les jeux de données en « open data », et élaborer de nouveaux cas d’usage innovants.

Enfin, le candidat veut donner plus d’importance à la programmation informatique dès l’enseignement secondaire. L’objectif serait de former les étudiants à cette discipline, pour répondre à la demande croissante d’emplois dans le domaine numérique. Toutefois, la pertinence de cette idée est discutable face à l’automatisation de la programmation et la concurrence avec une main-d’œuvre étrangère au coût dérisoire.

Eric Zemmour visite Ledger et veut faire de la France un géant des crypto

Le 14 février 2022, Éric Zemmour a également rendu visite à Ledger : le leader français de la sécurisation des cryptoactifs. La firme a proposé de recevoir l’ensemble des candidats à la présidentielle dans le but de les sensibiliser aux thèmes des actifs numériques et à la cybersécurité jugés absents de la campagne électorale.

Selon le PDG, Pascal Gauthier, il serait par exemple nécessaire de permettre « au Trésor français d’acheter des Bitcoins, comme il possède de l’or, et de ne pas se réveiller dix ans après, quand c’est trop tard ».

D’autres représentants de partis politiques prévoient aussi de visiter Ledger, dont le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O représentant le gouvernement actuel, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, ou encore l’essayiste libéral Gaspard Koenig qui s’y est déjà rendu lundi matin.

Le PDG explique ne pas vouloir s’arrêter sur des considérations politiques, et demander « de l’ouverture d’esprit ». Il estime que son rôle « s’arrête à expliquer aux candidats les enjeux du Web3 ».

Pour Eric Zemmour, cette visite était aussi l’occasion de présenter ses propositions pour soutenir l’écosystème des cryptomonnaies. Sa première idée consiste à permettre aux détenteurs de crypto-actifs de réduire leur fiscalité en réinvestissant leurs gains dans l’économie réelle. Cette mesure serait à la fois avantageuse pour les investisseurs, et pour l’économie française.

Il souhaite également simplifier l’administration pour les professionnels du secteur, et notamment mettre fin à la surtransposition européenne. Ceci pourrait stimuler la création d’entreprises dans le domaine des crypto, tout en permettant aux startups déjà existantes de se développer plus facilement.

Concernant l’imposition de la cession des NFT, Éric Zemmour veut créer un régime fiscal ad hoc basé sur l’actif sous-jacent. Les NFT seraient exclus du régime de plus-value sur actifs numériques. Ceci serait un vrai soulagement pour les détenteurs de NFT.

Enfin, le candidat ne compte pas attendre la création de l’euro numérique par la Banque Centrale Européenne. Il souhaite aider le secteur privé européen à créer des stablecoins, pour ne pas laisser le monopole de ce nouveau type de devises aux puissances étrangères comme la Chine et les États-Unis.

Sur les réseaux sociaux, ces propositions ont rencontré un franc succès auprès des investisseurs de crypto-actifs. Alors que les médias l’accusent souvent d’être focalisé sur la question de l’immigration, Éric Zemmour vient de créer la surprise en dévoilant le programme numérique le plus solide à l’heure actuelle parmi les candidats en lice pour l’élection présidentielle.

Alors que le parti Reconquête! vient d’atteindre le cap des 500 promesses de parrainages, ses différentes mesures ont le potentiel de séduire les startups et entreprise du numérique, les investisseurs en cryptomonnaie et plus généralement les Français passionnés de technologie…

1 commentaire

  1. Merci pour cet article complet et fort intéressant !

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