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Facebook va partager vos données pour lutter contre le COVID-19

Après Google, Facebook vient d’accepter de partager les données personnelles de ses utilisateurs avec les chercheurs pour lutter contre le COVID-19. Ces données permettront notamment de vérifier si les internautes respectent le confinement…

Début mars 2020, la Maison Blanche demandait aux GAFAM de partager nos données personnelles pour contribuer à la lutte contre le COVID-19. Le 3 avril, Google a accepté de se prêter au jeu en partageant un outil basé sur les données de Google Maps permettant d’analyser le respect du confinement dans les différentes régions de plus de 130 pays dont la France.

A présent, c’est au tour de Facebook de participer à l’effort de guerre. La firme de Mark Zuckerberg va fournir des données anonymisées permettant de retracer les mouvements de ses utilisateurs et les relations qui les unissent. Ainsi, les chercheurs pourront mieux anticiper dans quelles zones le virus risque de se propager.

Comme l’expliquent K.X. Jin, directeur de la santé chez Facebook, et Laura McGorman de sa branche  » Data for Good « ,  » les hôpitaux et les systèmes de santé publique ont besoin de meilleures informations pour savoir si les mesures préventives fonctionnent et comment le virus pourrait se propager « .

Facebook va donc fournir plusieurs outils aux chercheurs. Les  » cartes de co-location  » permettront d’évaluer les probabilités que les personnes d’une zone spécifique entrent en contact avec celles d’une autre zone. Ceci pourrait signaler un risque d’apparition de nouveaux cas de COVID-19.

Des données sur les tendances de  » portée de mouvement «  permettront quant à elles de vérifier si les utilisateurs respectent le confinement où s’ils s’aventurent dans d’autres quartiers de leurs villes. Là encore, le but serait d’anticiper le risque de propagation du virus.

Les données Facebook permettront de vérifier si vous respectez le confinement

En outre, Facebook va aussi fournir un index des relations entre ses utilisateurs. Ceci permettra aux épidémiologistes de prédire à quel endroit une personne infectée pourrait chercher refuge, et donc d’anticiper une contamination.

Le réseau social va également afficher des liens dans le fil d’actualité de ses utilisateurs pour les inviter à prendre part à une étude réalisée par la Carnegie Mellon University. Cette étude a pour but d’aider les chercheurs à surveiller et à prédire la propagation du SARS-CoV-2.

Bien entendu, Facebook insiste sur le fait que les informations sur l’identité des utilisateurs ne seront pas dévoilées aux chercheurs. Il est important pour la firme américaine de mettre l’emphase sur ce point, compte tenu des nombreux scandales dont elle a fait l’objet depuis l’affaire Cambridge-Analytica en 2018.

De manière générale, l’utilisation des données personnelles dans la lutte contre le COVID-19 est actuellement au coeur du débat. Les données représentent un précieux atout pour surveiller l’évolution de la pandémie, mais même l’anonymisation ne garantit pas la confidentialité des citoyens.

Alors que les GAFAM et les opérateurs du monde entier acceptent de fournir leur Big Data, il devient difficile pour les défenseurs de la vie privée de se faire entendre. La crise du coronavirus marquera-t-elle la fin de la confidentialité ?

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