Les chercheurs s’inspirent encore une fois du génie de la nature. Ils ont conçu un prototype baptisé Rhagobot. Cette fois, ce sont les striders d’eau, petits acrobates des surfaces liquides, qui ont servi de modèle.
Rhagobot est un mini-robot. Il est le premier de son genre à pouvoir défier les lois de la physique. Il peut ramer, tourner et accélérer sur l’eau avec une aisance déconcertante. Suivez-moi et je vous explique son secret.
La science pique des idées au monde animal
Les striders d’eau de la famille Rhagovelia mesurent à peine 3 millimètres, mais leurs capacités feraient pâlir n’importe quel athlète. Ils atteignent une vitesse équivalente à 120 fois la longueur de leur corps par seconde.
Et ils peuvent tourner à angle droit en moins de 50 millisecondes. Tout cela grâce à leurs pattes centrales. Ils sont équipées de sortes de ventilateurs qui s’ouvrent sur l’eau pour propulser le corps, puis se replient aussitôt pour réduire la résistance.
Ce savoir-faire a inspiré une équipe de chercheurs de Berkeley, de l’université Ajou et de Georgia Tech. Alors, ensemble, ils ont créé le Rhagobot, un robot aquatique miniature conçu pour reproduire la technique des striders.
L’engin mesure huit centimètres de long, dix de large et à peine un centimètre et demi de haut. Il pèse un cinquième de gramme et reste alimenté par un câble externe. Ses ventilateurs ultralégers, semblables à ceux des insectes, lui permettent de parcourir deux fois sa longueur par seconde.
Il exécute aussi des virages à 90 degrés en moins d’une demi-seconde.
A quoi Rhagobot pourrait servir ?
Eh bien, ce n’est vraiment pas ce qui manque. L’évolution de cette technologie pourrait répondre à des défis environnementaux et sécuritaires pressants.
Dans des situations de sauvetage, par exemple, une bande de Rhagobots pourrait s’aventurer là où les humains ne le peuvent pas. Genre, pour repérer des survivants ou transmettre des données cruciales aux secours.
En matière d’écologie, elle pourrait être déployée pour surveiller la qualité des eaux, repérer des pollutions ou suivre des espèces aquatiques fragiles.Avec des capteurs intégrés et des systèmes de communication, ces robots deviendraient de véritables éclaireurs.
D’ailleurs, les chercheurs envisagent déjà des versions plus rapides et autonomes, équipées de capteurs et de systèmes de communication. Reste à voir quand et dans quelles proportions elles seront déployées.
- Partager l'article :
