Jusqu’ici, les humanoïdes étaient comme réservés aux géants de la tech et à leurs laboratoires hors de prix. Tesla a son Optimus, Figure AI présente la Figure 02, et d’autres entreprises affichent des machines futuristes qui coûtent autant qu’une maison.
Mais une nouvelle annonce vient bousculer ce petit monde. La société chinoise Unitree Robotics dévoile le R1, un humanoïde complet à un tarif qui paraît presque accessible. Là où les concurrents facturent des dizaines, voire des centaines de milliers, le R1 ouvre brutalement la porte de la robotique humanoïde au plus grand nombre.
R1 : quel genre de robot humanoïde ?
L’Unitree R1 mesure 1,20 mètre pour 25 kilos. Facile à déplacer donc. Sa structure intègre 24 à 26 degrés de liberté, des articulations mécaniques qui lui permettent de bouger avec une fluidité impressionnante.
Il marche, s’accroupit, se tient en équilibre, agite la main et peut lancer des coups de pied. Dans une vidéo de démonstration, on le voit même réaliser une roue avec une stabilité étonnante.
Côté perception, il embarque des caméras 3D, des microphones et des connexions sans fil. Tout ce qu’il capte est traité en temps réel par son ordinateur interne. Pour augmenter ses capacités, il peut être équipé d’un module Nvidia Jetson Orin, vendu séparément.
Pour info, ce complément donne un vrai coup de pouce à ses performances. Il lui permet entre autres d’analyser des images complexes ou de gérer des logiciels avancés comme Unreal Engine.
Son autonomie, quant à elle, atteint environ une heure. Ce n’est pas assez pour une journée complète, ça va sans dire. Toutefois, c’est suffisant pour la recherche, l’enseignement ou des démonstrations. La batterie se remplace rapidement, ce qui compense un peu cette limite.
Mais rien ne peut être parfait, si ?
R1 se distingue par son prix. Sous la barre des 6 000 dollars, il rend la robotique humanoïde bien plus accessible. Universités, petites entreprises et passionnés de technologie peuvent enfin envisager de travailler avec ce type de machines sans hypothéquer leur futur.
Mais il ne faut pas se laisser emporter trop vite. Le matériel est impressionnant, le logiciel, par contre… beaucoup moins. Unitree prévient d’ailleurs que les acheteurs doivent être conscients des limites actuelles.
Aujourd’hui, le R1 fonctionne surtout grâce à des routines programmées ou via téléopération. Il n’est pas autonome, et donc pas le genre à même de comprendre un environnement, s’adapter aux imprévus et interagir naturellement.
Malgré ces limites, le R1 reste une plateforme idéale pour l’expérimentation. Chercheurs et étudiants peuvent tester des algorithmes de vision, de contrôle d’équilibre ou de manipulation d’objets délicats dans un seul corps mécanique.
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