Je n’ai jamais aimé attendre la suite d’un film. La patience et moi, ça fait deux. Heureusement, grâce à cette nouvelle IA, je peux créer moi-même la suite de mes séries préférées.
Le 30 juillet, Fable, une start-up basée à San Francisco, spécialisée dans l’IA interactive, a dévoilé Showrunner. Il s’agit d’une plateforme de streaming alimentée par l’IA. Ses créateurs le présentent comme le « Netflix de l’intelligence artificielle ».
Showrunner : une plateforme streaming pas comme les autres
À la différence des plateformes traditionnelles, Showrunner permet aux utilisateurs de regarder des contenus… et d’en créer leurs propres versions. « Les gens peuvent visionner des épisodes et générer leurs propres variantes », explique Edward Saatchi, PDG de Fable.
Showrunner a, par exemple, déjà créé Exit Valley. Une série où des versions animées de figures comme Elon Musk ou Sam Altman se croisent dans un monde qui ressemble à la Silicon Valley.
Il suffit de simples descriptions textuelles pour qu’une telle imagination prenne vie. N’est-ce pas impressionnant ? Edward Saatchi en est fier en tout cas.
Comme il l’a évoqué lors d’une interview au San Francisco Chronicle : « Ce que j’aime, c’est que ce n’est pas juste un outil pour les artistes. C’est une intelligence créative à part entière »
Cela dit, il compare aussi cette avancée au fameux « Deep Blue-Kasparov ». Ce match mythique de 1997 où un super-ordinateur d’IBM avait humilié le champion du monde Garry Kasparov.
Pour lui et le cinéaste Paul Schrader, scénariste du mythique Taxi Driver, cette technologie pourrait représenter un tournant similaire dans l’histoire du cinéma.
Surtout que pour l’instant, Showrunner est encore gratuit. Il finira comme beaucoup d’autres services, par passer à un modèle d’abonnement. Néanmoins pour le moment, tout le monde peut en profiter via showrunner.xyz.
Sachez juste que pour l’heure, l’IA excelle surtout sur les formats courts, comme les épisodes de série.
Attention ! Séquence avertissement sur l’IA
Si vous voulez tout savoir, non ! Showrunner n’est pas le genre de robot qui va appuyer sur le gros bouton rouge nucléaire et signer la fin du monde.
Mais pour ceux qui considèrent le cinéma comme une œuvre sacrée façonnée à la sueur des réalisateurs, scénaristes et comédiens, c’est mal barré. Vous savez pourquoi ? Car cette technologie bouleverse la manière dont les histoires peuvent être imaginées… et par qui.
Et pourtant, cette idée d’interactivité n’est pas nouvelle. Le monde des jeux vidéo nage dedans depuis des années. Les joueurs prennent part activement aux récits, influencent les décisions et incarnent les héros.
Beaucoup sont même déjà devenus des films ou des séries à succès — « The Last of Us » pour ne citer que lui, ou bientôt « A Minecraft Movie ».
Alors, au lieu de paniquer, pourquoi ne pas voir dans Showrunner une nouvelle manière d’élargir l’imaginaire collectif ? C’est d’ailleurs tout le pari de Saatchi, qui ne mâche pas ses mots :
« Si vous utilisez la technologie la plus puissante du siècle juste pour faire un Toy Story pas cher, franchement, c’est triste. »
Sur ce, je vous invite à essayer la plateforme et à partager dans le commentaire vos réalisations !
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