Le mercredi 10 décembre, une vidéo est apparue sur les réseaux sociaux. Elle montrait un coup d’État en France. Tout semblait crédible. On y voyait une journaliste marcher dans les rues de Paris.
Elle tient un micro siglé « Live 24 ». Face caméra, elle affirme qu’Emmanuel Macron a été renversé. Elle ajoute qu’un colonel inconnu aurait pris place à l’Élysée. Aucun détail précis n’est donné sur son identité.
Sauf que ce n’était qu’un canular. La vidéo a été générée par une intelligence artificielle. Et des millions d’internautes se sont fait avoir. Des dirigeants étrangers aussi. Emmanuel Macron s’en est alors servi comme exemple très concret des dérives numériques.
Merci l’IA !
🇫🇷 Non, la France n’a pas subi un coup d’État militaire, contrairement à ce qu’affirme cette vidéo vue 13 millions de fois. L’Élysée a exigé la suppression de la vidéo mais Facebook a refusé. Un président africain, piégé par cette vidéo, a même alerté Emmanuel Macron afin de… pic.twitter.com/9hfitqybyC
— Cerfia (@CerfiaFR) December 17, 2025
En quelques jours, la vidéo a fait plus de 13 millions de vues. Les commentaires s’enchaînent, entre panique et certitudes. Beaucoup prennent l’information au premier degré.
Emmanuel Macron raconte même avoir reçu un message inquiet d’un dirigeant africain. Celui-ci découvre la vidéo sur Facebook et s’alarme immédiatement. Face à cette situation, l’Élysée identifie rapidement une production générée par IA.
Le président demande alors à ses équipes de contacter Facebook. La requête vise un retrait rapide de la vidéo. Mais la plateforme refuse d’intervenir, estimant que le contenu respecte ses règles.
Ce refus provoque une incompréhension totale au sommet de l’État. La demande vient pourtant directement du chef de l’État. La vidéo continue donc à circuler librement et à entretenir la confusion.
Emmanuel Macron a raconté cet épisode lors d’un échange avec les lecteurs de La Provence. Il insiste sur la dangerosité de ces contenus trompeurs. Selon lui, la technologie progresse plus vite que les garde-fous. Les plateformes tardent à réagir.
Le chef de l’État rappelle son engagement pour encadrer l’espace numérique. Il soutient aussi l’idée de limiter l’accès aux réseaux sociaux pour les plus jeunes.
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