Des méduses cyborgs existent désormais. Des scientifiques les ont mises au point dans le but de mieux comprendre et protéger notre planète. Découvrez ce que cela donne.
L’idée d’une méduse cyborg pourrait sembler tirée d’un film de science-fiction, n’est-ce pas ? Pourtant, je vous assure que la réalité a dépassé la fiction. Des chercheurs ont réussi à en construire. Et ces créatures pourraient devenues des alliées précieuses pour surveiller l’océan face au réchauffement climatique.
Pourquoi une méduse cyborg ?
Surveiller l’océan en permanence est important pour les scientifiques. Cela leur permet de mieux comprendre ce qui menace certaines espèces marines et d’intervenir si nécessaire. Mais explorer les zones profondes n’est pas simple. Parce qu’en principe il faut des équipements très coûteux et sophistiqués.
C’est là que l’ingéniosité des méduses cyborgs entre en jeu. Les chercheurs de CU Boulder ont eu l’idée d’exploiter les méduses lunaires grâce à leur capacité naturelle d’explorer des profondeurs extrêmes. En les transformant en cyborgs, ils proposent une alternative beaucoup moins chère aux engins sous-marins classiques.
Pour ce faire, les scientifiques ont ajouté de minuscules dispositifs électroniques sur les méduses. Le but ? Collecter des données précieuses comme la température, le pH ou la salinité dans des zones océaniques jusque-là inaccessibles.
Des recherches solides
Pour développer leurs méduses cyborgs, les chercheurs n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont d’abord étudié comment les méduses nagent, pour que leurs créations puissent se déplacer presque toutes seules dans l’eau.
L’équipe s’est aussi intéressée à la façon dont les méduses déplacent l’eau autour d’elles. Pour cela, elles ont utilisé de petites particules biodégradables à base d’amidon en suspension. Ce qui permet de visualiser les courants et tourbillons générés par la nage.
Ce projet n’est pas récent. Il remonte déjà à quelques années. Puisqu’en 2020 que Nicole Wu, ingénieure à l’Université du Colorado, a créé sa première méduse cyborg. Elle l’a testée dans les eaux peu profondes au large de Woods Hole dans le Massachusetts.
Ainsi, elle a remarqué que son dispositif agit comme un pacemaker. Il envoie de petites impulsions électriques pour faire bouger les muscles de la méduse et la diriger. Même si les méduses n’ont ni cerveau ni moelle épinière, elles ont de réseaux de nerfs qui suffisent pour que le système de Wu fonctionne.
En plus, l’ingénieur décrit ces créatures comme parmi les animaux les plus économes en énergie de la planète. De ce fait, ce mariage entre vie organique et mécanique ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche scientifique. « Nous voulons exploiter cette capacité pour créer des véhicules sous-marins nouvelle génération plus économes en énergie. », explique Wu.
- Partager l'article :

