Waymo taxis autonomes

Waymo : les « taxis autonomes » sont en fait… contrôlés à distance par des asiatiques

Alors que l’aveu de son responsable de la sécurité bouscule les certitudes, on découvre que les taxis autonomes de Waymo sont en réalité guidés en direct par des opérateurs philippins. Cette délocalisation soulève des questions sur la cybersécurité et la fiabilité réelle de l’IA.

Vous pensiez que votre taxi sans chauffeur était piloté par un algorithme pur et dur ? C’est d’ailleurs ce que beaucoup de personnes croient. Pourtant, la réalité est s’avère bien moins futuriste qu’il n’y paraît. Lors d’une audition tendue au Congrès, la direction de Waymo a dû admettre l’impensable concernant ses taxis autonomes devant les sénateurs. En effet, des travailleurs en Philippines guident les véhicules à distance pour éviter les bugs. Cette main-d’œuvre étrangère devient le dernier rempart d’une technologie qui peine encore à s’assumer seule.

Waymo délègue la gestion de ses taxis autonomes

Non, il ne s’agit pas d’une rumeur. Le responsable de la sécurité chez Waymo, Mauricio Peña, a avoué que des opérateurs étrangers supervisent ses taxis autonomes lors d’une audition au Congrès rapportée par Business Insider. Lorsqu’un robotaxi bugue ou hésite, il reçoit l’aide précieuse de travailleurs basés aux Philippines. 

Vous vous demandez peut-être comment une telle prouesse technique est réalisable ? Ces opérateurs distants scrutent les flux vidéo en temps réel pour débloquer des situations précises.

« Ils fournissent des indications », a affirmé Peña pour tenter de calmer le jeu lors de son passage remarqué au Capitole. Cette équipe externe devient le cerveau de secours quand les capteurs perdent les pédales en pleine rue.

Par ailleurs, l’entreprise tente de rassurer en expliquant que le véhicule garde la maîtrise de la conduite dynamique finale. L’humain à l’autre bout du monde se contenterait de donner une information supplémentaire pour aider le logiciel. 

Pourtant, cette assistance à distance ressemble fort à une béquille indispensable pour maintenir l’illusion d’une autonomie totale. Les agents peuvent déterminer la voie à emprunter ou proposer un nouvel itinéraire stratégique. Le logiciel Waymo Driver ne prend donc pas ses décisions de manière isolée face aux imprévus.

Comme l’indique Futurism dans son enquête, ce recours aux opérateurs humains montre que l’IA reste sous haute surveillance. Waymo détaille d’ailleurs ce processus de « coup de fil à un ami » sur son blog officiel depuis mai 2024.

Est-ce un problème ?

Pour le sénateur Ed Markey, la réponse est oui. Il estime que le lien technique entre Waymo et ses taxis autonomes pilotés depuis l’étranger constitue une faille de sécurité publique béante. Pour lui, le fait que des personnes à l’étranger influencent des véhicules américains pose un problème de sécurité majeur. 

Il craint que des acteurs hostiles ne prennent le contrôle physique de ces engins pesants et rapides. « Les informations reçues par les opérateurs pourraient être obsolètes », a-t-il affirmé avec une inquiétude non dissimulée. La question de la cybersécurité revient ainsi sur le tapis avec une force nouvelle après ces aveux.

L’accident récent impliquant un enfant à Santa Monica n’arrange rien aux affaires de la filiale d’Alphabet. Une enquête fédérale examine désormais de très près les processus de décision de ces voitures dites intelligentes. 

La méfiance grandit alors que Tesla avoue également utiliser des opérateurs à distance pour superviser ses propres trajets. Les législateurs s’interrogent sur la validité des permis de conduire de ces travailleurs situés à des milliers de kilomètres. Cette délocalisation massive des emplois de chauffeurs vers des centres d’appels asiatiques choque autant qu’elle inquiète.

L’autonomie totale reste une belle chimère

Waymo essaie de comparer ce système de ses taxis autonomes à un simple « appel à un ami » pour minimiser l’impact de la nouvelle. Les agents d’intervention doivent certes subir des vérifications de leurs antécédents criminels et des tests de dépistage. Mais cela ne change rien au fait que la technologie actuelle semble incapable de gérer seule la complexité routière.

Le vice-président de Tesla, Lars Moravy, admet lui aussi que leurs systèmes comportent de nombreux niveaux de sécurité humaine. On est encore très loin d’une conduite autonome sans aucune intervention ou supervision extérieure.

Selon une analyse d’Electrek basée sur des données transmises à la NHTSA, les robotaxis Tesla affichent un taux d’accidents trois fois supérieur aux humains, à distance équivalente.

Les chiffres illustrent les limites actuelles de la conduite autonome en conditions réelles. Dans ce contexte, l’ajout d’un tiers indépendant basé aux Philippines ajoute une couche de complexité qui pourrait s’avérer dangereuse. 

Markey souligne que ces véhicules pourraient devenir des armes entre les mains de pirates informatiques étrangers malveillants. La transparence de Waymo sur ses opérateurs humains ne suffit plus à masquer les lacunes flagrantes de son modèle économique. La route vers le futur sans chauffeur semble encore parsemée d’obstacles que seule l’intelligence humaine sait franchir.

Et vous, qu’est-ce que vous pensez de cette autonomie « assistée » par des opérateurs à l’autre bout du globe ? Accepteriez-vous de monter dans un taxi piloté en douce depuis Manille ? Donnez votre avis en commentaire.

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