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Chine : reconnaissance faciale obligatoire pour commander une carte SIM

À compter du 1er décembre 2019, les citoyens chinois qui souhaitent obtenir une carte SIM pour leurs smartphones devront obligatoirement se laisser scanner par la reconnaissance faciale. Une façon pour le gouvernement d’étendre le contrôle exercé sur la population…

Aux yeux du gouvernement chinois, la reconnaissance faciale est perçue comme une technologie providentielle. Il est très difficile, voire impossible, d’assurer la sécurité dans un pays peuplé par près de 1,4 milliard d’habitants et l’intelligence artificielle permet désormais d’automatiser cette lourde tâche.

Fin septembre 2019, des chercheurs chinois dévoilaient ainsi une caméra 500MP capable d’identifier instantanément tous les spectateurs d’un stade. En outre, plutôt que de valider leurs tickets, les citoyens chinois doivent désormais passer leurs visages au scanner pour pouvoir entrer ou sortir du métro.

Chine : le gouvernement chinois veut surveiller et contrôler toute la population

Le déploiement de cette technologie se poursuit avec l’annonce d’une nouvelle mesure par le Ministère de l’Industrie et des Technologies Informatiques. À partir du 1er décembre 2019, les citoyens qui souhaitent se procurer une nouvelle carte SIM pour utiliser les réseaux mobiles ou la connexion internet devront eux aussi se soumettre à la reconnaissance faciale auprès des fournisseurs de télécommunications pour prouver leur identité.

Par ailleurs, il sera désormais interdit de revendre un téléphone sans en changer le numéro. L’objectif étant d’empêcher l’usurpation d’identité.

Selon le MIIT, l’objectif de cette nouvelle initiative est de  » protéger les droits et les intérêts des citoyens dans le cyber-espace « . Il s’agit bien entendu d’une mesure s’inscrivant dans la lutte contre le terrorisme. Néanmoins, la manière dont les citoyens chinois sont contraints de fournir leurs données biométriques pour accéder aux services les plus basiques peut être perçue comme une atteinte aux droits de l’Homme et à la confidentialité

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