Quand on s’appelle Mark Zuckerberg, mieux vaut ne pas vouloir exister sur Facebook. C’est le combat improbable d’un avocat américain qui partage, bien malgré lui, le même nom que le patron de Meta. Après des années de désactivation de compte, de confusion et de harcèlement, il décide de riposter… en justice.
Imaginez un monde où Mark Zuckerberg décide de traîner Facebook en justice. Surréaliste ? Pas tant que ça.
Car ce Mark Zuckerberg-là n’est pas le fondateur de Meta. Il s’agit plutôt d’un avocat spécialisé en faillites de l’Indiana, qui partage un nom et un prénom plutôt… singuliers.
Depuis des années, ce bon Mark S. Zuckerberg tente, tant bien que mal, de maintenir une page professionnelle sur Facebook.
Hélas, les robots du réseau social, aussi subtils qu’un troupeau d’hippopotames dans un magasin de porcelaine, la suppriment régulièrement, croyant à une usurpation d’identité.
Quelle ironie : être banni de Facebook parce qu’on s’appelle comme son créateur.
Des années de galères en ligne
À force de vivre dans l’ombre numérique de son célèbre homonyme, cet avocat a monté un site au nom très inspiré : iammarkzuckerberg.com.
Il y raconte ses mésaventures dignes d’une sitcom. Et devinez quoi ? Il reçoit 100 demandes d’amis par jour, dont 99,9 % pensent discuter avec l’autre Zuckerberg.
D’ailleurs, son compte a été piraté à répétition, à croire que c’est devenu un sport national. De plus, il doit changer de mot de passe plus souvent que de chemise.
Et pire ! On lui envoie des menaces de mort, sans même prendre le temps de vérifier sa photo de profil.
L’État de Washington est allé jusqu’à le poursuivre en justice, parce qu’il s’appelait comme l’autre. Oui, sérieusement.
Trop, c’est trop : il contre-attaque
Après des années d’incidents, Mark S. Zuckerberg passe à l’action juridique. Le 2 septembre, il a déposé plainte devant un tribunal du comté de Marion, dans l’Indiana.
Son principal reproche est que, malgré un investissement de plus de 11 000 dollars en publicités Facebook pour son cabinet, ses efforts sont fréquemment annulés par des blocages de compte jugés injustifiés. Il paie pour un service dont il ne peut bénéficier pleinement.
Cette démarche vise à faire reconnaître sa véritable identité et son droit à exister en ligne, indépendamment de la notoriété de son homonyme.
Il espère ainsi sortir de l’ombre de Mark E. Zuckerberg, sans conflit ni animosité envers ce dernier, comme il le précise lui-même sur son site.
Il veut juste qu’on le laisse exister en paix sur Facebook, sans être traité comme un faussaire à chaque clic.
Quelle est votre opinion sur cet incident ? Si vous étiez dans la même situation, comment auriez-vous agi ? Exprimez vos pensées dans les commentaires ci-dessous !
- Partager l'article :
