Peter Steinberger dans un salon

OpenAI s’offre le génie d’OpenClaw pour piloter ses agents IA

À la recherche d’un véritable chef d’orchestre pour son offensive dans l’IA agentique, OpenAI pense avoir trouvé la perle rare. L’entreprise vient de recruter Peter Steinberger, le créateur d’OpenClaw, pour piloter le développement de sa prochaine génération d’agents intelligents.

Sam Altman a officialisé la nouvelle sur X dimanche 15 février. Il expliquait alors que Peter Steinberger rejoignait l’entreprise pour concevoir « la prochaine génération d’agents personnels ».

Steinberger rejoint donc OpenAI à temps plein afin de définir et diriger la stratégie liée aux agents personnels. De son côté, OpenClaw continuera d’exister comme projet open source, supervisé par une fondation indépendante soutenue par OpenAI. Cela dit, ce ne sera pas sans conséquence. Vous allez vite comprendre.

Tout savoir sur OpenClaw 

Le projet OpenClaw a été connu auparavant sous les noms Clawdbot puis Moltbot. Il s’agit d’un logiciel d’agents d’IA. Sa particularité ? Contrairement aux outils d’automatisation classiques, il permet aux modèles IA d’interagir directement avec des interfaces numériques. 

L’agent peut cliquer sur des boutons, remplir des formulaires ou naviguer entre différentes applications. Ce, tout en s’adaptant aux changements d’environnement. Cette flexibilité le distingue des systèmes reposant uniquement sur des scripts fixes. 

Le dirigeant a affirmé même qu’OpenClaw deviendra rapidement un élément central de l’offre de l’entreprise. Cette embauche intervient d’ailleurs, peu après l’explosion de popularité de cette technologie

En quelques semaines seulement, le projet a dépassé les 145 000 étoiles sur GitHub, un exploit rare. Malgré cet engouement fulgurant, certains chercheurs en sécurité avaient alerté sur des failles importantes dans cet outil open source.

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Pourquoi Peter Steinberger ?

Eh bien, si vous voulez tout savoir, Steinberger n’est pas un inconnu dans le secteur. Il avait auparavant fondé PSPDFKit, une entreprise spécialisée dans les outils PDF, revendue à Nutrient en 2024. 

Il a lancé OpenClaw en novembre 2025 sous forme de prototype, avant qu’il ne devienne rapidement une référence dans le domaine des agents. Le patron d’OpenAI le décrit comme un véritable génie. 

Selon lui, Peter Steinberger déborde d’idées sur l’avenir des agents intelligents capables d’interagir entre eux pour accomplir des tâches utiles au quotidien. Or, ces agents pourraient rapidement devenir un pilier central des produits proposés par l’entreprise.

De son côté, Steinberger a expliqué que rejoindre une grande structure lui permettrait de concrétiser sa vision à grande échelle. D’après lui, créer des agents réellement utiles nécessite une infrastructure et des ressources que peu d’entreprises possèdent aujourd’hui. 

Il a également rassuré la communauté, affirmant que le projet ne serait pas abandonné et continuerait à évoluer en open source, tout en bénéficiant de moyens plus importants.

Que faut-il comprendre ?

Pour les observateurs, cette stratégie montre que la compétition autour de l’IA évolue fortement. Qu’aujourd’hui, il ne suffit plus de créer des modèles très puissants. L’important est de savoir coordonner plusieurs agents, gérer ce qu’ils font, appliquer des règles de sécurité et superviser leurs actions. 

Plusieurs grandes entreprises se positionnent déjà dans ce domaine. Anthropic développe des environnements avancés avec son IA Claude. Microsoft investit beaucoup dans des systèmes multi-agents via AutoGen et Copilot. Google, lui, teste l’assistance multimodale avec son projet Astra. 

Pour autant, l’utilisation des agents IA en entreprise reste encore limitée. Selon les données de Gartner, seulement 8 % des entreprises les utilisent en production. Pourquoi ? Car plus les tâches deviennent longues et compliquées, moins les agents sont fiables. 

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Les experts estiment même qu’il faudra encore plusieurs années avant qu’ils puissent gérer des processus complets sans aide humaine. La sécurité est aussi un vrai défi, surtout face aux risques de piratage ou de mauvaises instructions. 

Les agents doivent être encadrés avec des contrôles précis, des autorisations strictes et des validations humaines pour les actions sensibles. Pour l’instant, ils réussissent surtout dans des missions simples mais ont du mal à gérer des processus complexes impliquant des décisions importantes.

Ce qui pourrait poser problème  

La montée en puissance des agents IA autonomes soulève plusieurs défis majeurs. Leur capacité à agir sur des applications réelles peut par exemple entraîner des erreurs critiques. Et plus les tâches deviennent complexes, plus le risque de mauvaises décisions ou d’injections malveillantes augmente. Même sous supervision humaine. 

Et puis, il y a l’adoption encore timide en entreprise. Certes, l’étude de Cloudera montre que 57 % des boites déclarent avoir déjà déployé des agents IA à un niveau limité. Cependant, seule une minorité les utilise pour des tâches réellement critiques.

À cela s’ajoute la question de la responsabilité légale. Lorsque les agents prennent des décisions ou exécutent des actions, il devient crucial de savoir qui porte la responsabilité en cas d’erreur. Que ce soit l’entreprise, le développeur ou le fournisseur de l’IA. 

La concurrence entre acteurs comme Microsoft, Google et Anthropic complique encore le tableau. Car l’absence de standards communs risque de freiner l’interopérabilité et la sécurité, rendant la fragmentation du marché inévitable. 

Les prévisions de Gartner relayées par Reuters vont dans cette direction. Elles suggèrent que plus de 40 % des projets d’IA agentique pourraient être annulés d’ici 2027 faute de ROI clair ou de maîtrise technique.

Enfin, la coordination de plusieurs agents et la gestion du contexte restent des tâches très complexes. Même les systèmes les plus avancés peuvent échouer lorsqu’ils doivent planifier sur plusieurs étapes et interagir avec des environnements variés.

Dans ce contexte, le choix d’OpenAI de maintenir OpenClaw en open source pourrait rassurer certaines entreprises, en leur permettant d’inspecter le code et d’adapter l’outil à leurs besoins. Cependant, la transparence ne suffit pas à elle seule à résoudre toutes les préoccupations liées à la sécurité et à la responsabilité.

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