Une pompe à chaleur géothermique alimentera un data center de Boston

90 % du chauffage ainsi que du refroidissement du nouveau data center de l’Université de Boston est assuré par une pompe à chaleur géothermique. Celle-ci puiserait son énergie sous terre, à une profondeur supérieure à 450 mètres.

La naissance d’un nouveau data center géothermique à Boston

A l’Université de Boston, un data center atypique verra le jour pas plus tard que cette année. Initié par le « Center for Computing and Data Sciences », celui-ci utilisera des échangeurs de chaleur souterrains. Cette méthode garantira ainsi une grande partie de son chauffage, mais aussi de son refroidissement.

L’infrastructure se servira alors de l’eau, qui circulera sous terre, et plus précisément à une profondeur de 450 mètres. Celle-ci bénéficiera d’une température constante entre 10 et 15 °C. Afin d’obtenir cette température optimale, l’Université s’apprête à utiliser les pompes à chaleur en hiver. Si les pièces doivent être chauffées en cette période, en été, il en est autrement. Cet intervalle est suffisant pour assurer la fraîcheur au sein du bâtiment.

Pour rappel, l’établissement a été construit sur un total de 32 000 mètres carrés. Il possède 19 étages en tout et hébergera des départements de l’institut Hariri. On retrouvera, à ce titre, le département de statistique, de mathématique mais aussi d’informatique. L’Université confirme le fait qu’il s’agit du plus grand « bâtiment sans combustible » jamais construit dans la ville de Boston.

Focus sur un système de chauffage et de refroidissement révolutionnaire

Les pompes à chaleur, elles nécessiteront 31 forages. Ce n’est qu’ainsi qu’elles pourront approvisionner 300 tonnes de capacité, que ce soit pour refroidir ou pour chauffer. A ces dispositifs viendront s’ajouter des équipements de « protection solaire externes, un triple vitrage, un éclairage LED et des systèmes efficaces de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) ».

L’université s’est, par ailleurs, fixé un objectif de devenir neutre en carbone d’ici à 2040. Elle a même signé un contrat avec le parc éolien du Dakota du Sud concernant l’achat d’électricité concernant les énergies renouvelables.

Selon Philip Warburg qui est chercheur principal au sein de l’Institute for Global Sustainability, cette eau que l’on préchauffera sera présente dans les pompes à chaleur, même lors des périodes des plus glaciales de la Nouvelle-Angleterre. Cela ne fera alors qu’augmenter la température, et produira de la chaleur si cela est nécessaire. « Lors des journées plus chaudes ou dans des espaces très occupés où la chaleur s’accumule même en hiver, les échangeurs de chaleur puiseront dans la température plus froide de la terre pour assurer la climatisation. », n’hésite-t-il pas à ajouter.

De son côté, Dennis Carlberg appuie sur le fait que cet établissement représente un « exercice fabuleux ». Cela a permis de voir la portée de ce qu’ils pouvaient réaliser. De plus, les responsables de la planification et des opérations au sein du campus ont pu mieux comprendre le fonctionnement des choses. Comme Warburg l’a précisé, le centre sera utilisé à des fins de salles de classe, d’amphithéâtre et de bureaux. Il ne comprendra ni ni salle de serveurs, ni espace de data center à Boston.

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