Pluribus série

Pluribus : que vaut la série de science-fiction du créateur de Breaking Bad ?

C’est de la pure science-fiction, mais pas comme les autres. Pas de vaisseaux ni de lasers. Ici, le danger, c’est le bonheur. Avec Pluribus, Apple TV+ dévoile une série déroutante, signée par le créateur de Breaking Bad.

Difficile de ne pas s’arrêter sur Pluribus, la nouvelle série d’Apple TV+. Ici, le bonheur se propage comme un virus. Sourire devient presque obligatoire. Et la seule personne malheureuse pourrait bien sauver l’humanité.

Vince Gilligan, créateur de Breaking Bad, revient à Albuquerque. Il signe une fable futuriste élégante, troublante et très humaine. Le point fort de la série ? Le conflit se joue à l’intérieur. Dans les émotions. Dans le regard. Et pourtant, l’enjeu est immense.

Un virus du bonheur et une héroïne qui déteste ça

Ce qui est sûr, c’est que Pluribus n’est pas une série comme les autres. L’histoire se déroule à Albuquerque, ville emblématique du réalisateur. Cependant, le décor a changé. On aura droit à plus de cartel et plus d’anti-héros flamboyant.

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En effet, un mystérieux virus d’origine extraterrestre contamine la population mondiale. Pas pour tuer ni pour contrôler. Mais pour apporter un bonheur total, irrépressible et enivrant. Un bonheur tellement parfait qu’il détruit tout ce qui fait notre humanité. Il n’y aura plus de colère ni de doute ni encore moins de nuance. Juste un sourire permanent, quelque chose de trop lisse pour être naturel.

Sauf que douze personnes sur Terre échappent à cette contagion émotionnelle. Parmi elles, Carol Sturka, interprétée par Rhea Seehorn. Une autrice à succès, épuisée, cynique, presque allergique à la joie. Cette fois, elle n’essaie pas de guérir. Elle essaie de rester elle-même dans un monde qui la juge anormale.

Rhea Seehorn porte le rôle avec une force subtile. Vince Gilligan a pensé Carol pour elle, comme si Kim Wexler n’était qu’une répétition générale. Carol observe. Elle s’accroche à son mal-être comme à la dernière preuve que le réel existe encore. Le bonheur collectif devient une forme de dictature douce. Et soudain, la mélancolie devient un acte de rébellion.

La série Pluribus nous demande beaucoup

Pluribus est une série qui demande non seulement du temps. Mais aussi de la patience ainsi que de la confiance. Car Gilligan choisit la lenteur. Parfois au bord du silence. Les plans s’étirent. Les regards parlent. On avance par petites touches, comme si chaque épisode était une observation clinique du monde qui se transforme.

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Certains vont adorer. D’autres trouveront ça long, peut-être trop lent. Mais c’est précisément là que la série se distingue.

En plus, ses thèmes sont profonds. Parmi eux, la tyrannie du positivisme, la peur du désaccord, la dissolution de la singularité. Derrière l’étrangeté, la série Pluribus parle de nous. De nos réseaux sociaux, de nos injonctions à aller bien, de ces phrases qu’on répète machinalement : « Souris. Ça ira. Bouge de l’avant. »

Et Apple TV le sait. La plateforme a déjà commandé une saison 2 avant même la fin de la première. Preuve qu’on tient là une œuvre qui se joue sur la durée.

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