data center val d'oise

L’Île-de-France dispose désormais d’un data center souverain

Les acteurs publics ainsi que les collectivités émettent encore des réserves à utiliser le cloud public. Cependant dans le Val-d’Oise en Île-de-France, un data center sous forme de GIE est désormais disponible.

En 2015, à l’occasion d’un projet industriel de requalification d’un ancien site avec EDF, le Val-d’Oise projetait d’ouvrir un data center. En raison d’un problème de pollution de sol, on n’a pas mené cette perspective à terme. Pour y remédier, ils rachètent un ancien data center d’HSBC à Lognes, en Seine-et-Marne. L’idée était d’offrir un site externe d’hébergement de données pour tous les acteurs publics et les collectivités.

Rachid Adda, directeur général de VONum (Val-d’Oise Numérique), explique la situation en 2015. Aucun acteur ne pouvait gérer un data center de niveau tiers 3 et s’assurer de la certification ISO 27001. Le besoin d’externaliser les données devenait de plus en plus important pour cette région. Ils avaient besoin d’un data center dont ils pouvaient assurer l’infogérance. Ils pensaient alors leur fournir un data center efficace, sécurisé et ayant un système de refroidissement.

Si l’utilisation du cloud public demeure la solution pour les entreprises, les acteurs publics pensent différemment. On considère même le fait de conserver ses données à l’extérieur comme un acte politique. Ils préfèrent contrôler eux-mêmes leurs données.

Un data center correspondant à la demande des acteurs publics

Adda souhaite instaurer le système de réseaux d’initiative publique (RIP) et donc utiliser la fibre en collaborant avec les acteurs publics. Ces arguments reposent sur le besoin de mutualisation des moyens. Construire un réseau en rejoignant 20 data centers à proximité qui pourraient servir à tous les acteurs publics de la région. Euclide, leur associé, s’assurera de respecter les normes ISO 27001, tandis qu’ils fourniront une infrastructure environnée aux acteurs publics.

Le data center officiel de Lognes ouvre officiellement le 1er Janvier 2020. Le 13 janvier, les migrations informatiques des serveurs de l’Île-de-France débutent. A la demande des acteurs publics, l’hébergement sec d’infrastructures est en place. Les premiers utilisateurs sont le Val-d’Oise et le VONum, l’ARS Île-de-France, le GIP Maximilien et l’Université Numérique.

Une gouvernance entièrement publique par les acteurs publics

La particularité de ce projet est qu’il est totalement géré par des acteurs publics. Rachid Adda insiste aussi sur le fait que les services qu’ils proposent ne sont pas limités. Ils comptent faire profiter au VONum des services IaaS, PaaS et des applications en mode Saas. Prochainement, une offre pour héberger les conteneurs de type Kubernetes-as-a-Service est prévue dans 4 mois. Il vise aussi à promouvoir les applications des métiers critiques comme les espaces numériques de travail et les instruments de gestion de la Maison Départementale pour les Personnes Handicapées.

Le double objectif du GIPC est en effet de garder les datas dans la sphère publique, tout en permettant l’accès au SaaS. Aujourd’hui, la plupart des baies sont réservées. Des collectivités ont anticipé leurs besoins futurs en réservant en plus. Il est encore possible d’installer une dizaine ou une quinzaine de baies selon Rachid Adda.

Sources & crédits Source : lemagit - Crédit :

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