Allocataire du RSA, cet article s’adresse à vous, parce qu’à l’heure actuelle les hackers ont peut-être vos données. Alors, pour éviter le pire, informez-vous.
Le hacker éthique Clément Domingo a été le premier à alerter publiquement sur la fuite de données. Selon lui, la Direction interministérielle du numérique (Dinum) a confirmé l’incident via des courriels envoyés aux bénéficiaires du RSA concernés. La direction reconnaît qu’une faille de sécurité a permis à des hackers d’accéder aux dossiers de bénéficiaires du RSA. Cette violation n’a rien d’anodine et mérite toute votre vigilance.
Quelles sont les données du RSA volées par les hackers ?
Dans cette intrusion visant le RSA, les hackers ont réussi à extraire des informations clés de votre vie administrative. Le vol concerne principalement les données d’identification et de contact, présentes dans les dossiers transmis aux conseils départementaux pour l’instruction de vos droits.
On y retrouve notamment votre identité complète, mais aussi celle de la personne responsable de votre dossier. Le préjudice ne s’arrête pas à votre simple nom. Votre matricule allocataire, ce numéro unique qui vous identifie auprès de la CAF, figure malheureusement parmi les informations compromises.
Les pirates ont aussi pu accéder aux dates importantes de votre parcours. Cela inclut le jour précis du dépôt de votre demande et la date de début de vos droits et obligations.
Plus délicat encore, votre numéro de sécurité sociale fait partie du lot récupéré par les hackers lors de cette cyberattaque contre le RSA. C’est précisément cet élément qui inquiète le plus les experts en cybersécurité aujourd’hui.
Tout cela fait peur, non ? Pour vous rassurer, ne serait-ce qu’un peu, l’administration souligne que vos données bancaires et votre mot de passe de connexion au site internet Caf.fr ne sont pas concernés.
Qu’est-ce que vous risquez ?
Même sans accès aux comptes bancaires, les hackers peuvent exploiter ces informations pour tromper les allocataires du RSA. Un e-mail crédible ou un SMS bien rédigé suffit parfois à piéger un allocataire.
Avec un numéro de dossier ou des données personnelles exactes, les messages semblent authentiques. Le risque principal reste donc l’usurpation d’identité ou le hameçonnage.
Vous pourriez aussi recevoir un faux message imitant la CAF ou un service public. L’objectif serait alors de vous pousser à cliquer sur un lien frauduleux.
Les hackers savent ce qu’ils veulent. Gardez à l’esprit que leurs techniques se perfectionnent constamment. Même vigilant, vous pouvez tomber dans le piège.
Toutefois, à ce stade, aucune suspension ni modification des droits au RSA n’est annoncée. Les paiements continuent normalement selon les informations officielles disponibles.
Le risque principal concerne surtout l’usage malveillant des données personnelles exposées. La vigilance doit porter sur les communications frauduleuses dans les prochaines semaines.
Comment se protéger de l’attaque des hackers du RSA ?
En matière de cybersécurité, il vaut mieux prévenir que guérir. Face aux hackers qui ont volé les données du RSA, le plus important est d’agir avec rapidité et méthode. Votre réactivité est votre meilleur bouclier contre les hackers qui pourraient tenter d’exploiter vos informations personnelles dans les jours à venir.
Commencez ainsi par modifier les mots de passe de vos comptes liés aux services publics. Changez aussi les mots de passe identiques utilisés sur d’autres sites. Un mot de passe unique par service réduit fortement les risques d’intrusion, rappelle le site du ministère de l’Économie.
À part cela, ayez toujours le réflexe d’activer la double authentification partout où elle est disponible. Cette option constitue une barrière supplémentaire contre les accès frauduleux.
Restez particulièrement vigilant face aux e-mails, SMS ou appels inattendus. Même crédibles, ils peuvent être conçus à partir des données volées.
En cas de doute, ne cliquez sur aucun lien et ne téléchargez aucune pièce jointe. Préférez toujours contacter directement l’organisme concerné en utilisant ses canaux de communication habituels ou en vous rendant physiquement en agence.
Par ailleurs, n’hésitez pas à prévenir vos proches si vous soupçonnez une tentative d’escroquerie sophistiquée. Le partage d’information est une arme collective contre la cybercriminalité. Enfin, mettez régulièrement à jour vos appareils et logiciels pour corriger d’éventuelles failles.
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