Elles cartonnent en Chine. Design racé, performances bluffantes et technologie embarquée au top, les voitures électriques Xiaomi font rêver les amateurs d’électrique. Leur arrivée en Europe était donc très attendue. Sauf que la réalité est moins brillante.
Pour ceux qui ne savent pas encore, Xiaomi ne conçoit pas seulement des smartphones haut de gamme. La marque chinoise a décidé de mettre les deux pieds sur l’accélérateur en se lançant dans les voitures électriques. Et pas n’importe lesquelles. Celles-ci combinent design futuriste et technologie. C’est normal qu’elles soient très convoitées en Chine. Mais alors, pourquoi les voitures électriques Xiaomi n’ont-elles pas réussi à séduire l’Europe ?
A ce prix-là, qui va oser acheter une voiture électrique Xiaomi ?
Bien sûr, on ne s’attendait pas à une voiture électrique à 1 000 euros. Mais pour gagner du terrain en Europe, les modèles de Xiaomi devaient rester abordables. Or, ce n’est pas ce qui se passe.
Les premières voitures électriques Xiaomi visibles en Europe sont tout simplement hors de prix. La différence avec les tarifs pratiqués en Chine saute aux yeux. Sur le site auto-china.com, la SU7 Ultra s’affiche à 83 000 euros, contre 36 000 euros dans son pays d’origine.
La YU7 Max suit la même logique. Elle coûte 82 000 euros au lieu de 40 000 euros. Quant à la version surpuissante SU7 Ultra Performance, équipée d’un moteur de plus de 1500 chevaux, elle atteint 151 000 euros. Alors que son prix est seulement de 53 000 euros en Chine. Soit une hausse de 186 %.
Pourquoi donc un tel tarif exorbitant ? Probablement parce que ces voitures Xiaomi ne viennent pas directement du constructeur, mais d’un importateur allemand. Pour l’instant, Xiaomi ne dispose pas encore d’un réseau officiel pour distribuer ses modèles en Europe.
À cela s’ajoutent naturellement des coûts d’importation élevés et les taxes européennes, qui font grimper encore un peu plus la note.
Des voitures pas encore prêtes pour l’Europe, on dirait
Vous vous dites peut-être que vous avez ce qu’il faut pour acheter une des voitures électriques Xiaomi ! Mais le souci, ce n’est pas uniquement une question d’argent. Parce que côté technique, ces véhicules ont été pensés pour le marché chinois, pas pour nos bornes européennes.
Alors, quels sont les problèmes ? D’abord, la recharge. Et c’est un souci majeur. Les modèles utilisent le standard GB/T, typique de la Chine. Pourtant en Europe, on roule au CCS2. Cela signifie qu’il faut un adaptateur. Et cet adaptateur, c’est un peu comme une rallonge mal taillée, car ça fonctionne, mais pas à plein régime.
Ainsi, la SU7 Max, capable d’avaler des charges à 250 W, se retrouve limitée à 100 W en Europe. Vous devez donc recharger la voiture interminablement pour parcourir quelques dizaines de kilomètres.
Un autre souci est les technologies embarquées. L’assistant vocal peine à comprendre une autre langue que le mandarin. En plus, les systèmes de navigation s’égarent hors d’Asie. Certaines fonctions connectées refusent même de s’activer sur le territoire européen.
Bref, les voitures électriques Xiaomi brillent surtout sur les routes de Shanghai, pas encore sur celles de Paris. Si vous êtes fan, il faudra patienter avant de sauter le pas. Car peut-être que Xiaomi ajustera le tir avant un lancement officiel. Enfin, espérons que la marque va améliorer ces quelques soucis.
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