LiveKit a annoncé une levée de fonds de 100 millions de dollars. Ce qui a porté sa valorisation à un milliard de dollars. Une consécration rapide qui arrive moins d’un an après son précédent tour de table.
Ce tour de table a été mené par Index Ventures avec le soutien de fonds déjà présents. Il a également réuni Salesforce Ventures ainsi que les investisseurs historiques Altimeter Capital Management, Hanabi Capital et Redpoint Ventures. L’information a été relayé par Bloomberg.
LiveKit, qui est-ce ?
Fondée en 2021 par Russ d’Sa et David Zhao, LiveKit démarre comme un projet open source destiné aux développeurs. L’objectif initial est de faciliter la création d’applications audio et vidéo en temps réel grâce aux standards WebRTC.
À ses débuts, l’outil s’adressait surtout aux petites équipes et aux passionnés, séduits par sa flexibilité et ses performances. Puis l’IA générative débarque et bouleverse l’équation.
Avec l’émergence d’interfaces vocales conversationnelles, les grands acteurs du secteur cherchent des solutions capables de gérer des flux audio complexes. Les genres, avec une latence quasi imperceptible et une fiabilité absolue.
LiveKit, déjà reconnu pour sa solidité technique, devient alors un partenaire de choix. Son infrastructure permet de gérer des échanges audio bidirectionnels avec une latence inférieure à 200 millisecondes, même à très grande échelle. Une exigence incontournable pour des expériences vocales crédibles.
Cette expertise attire rapidement des clients prestigieux. LiveKit devient alors l’épine dorsale du mode vocal avancé de ChatGPT. Ce chatbot est utilisé quotidiennement par des millions de personnes.
À cela s’ajoutent des collaborations avec xAI, Tesla ou Salesforce, mais aussi des usages beaucoup plus sensibles. Comme les systèmes d’urgence 911 ou les plateformes de santé mentale, où chaque seconde compte.
Ce positionnement explique l’enthousiasme des investisseurs.
Les points forts de LiveKit
Cette dernière levée de fonds de LiveKit illustre une confiance rare. L’entreprise ne se contente pas d’un succès technique. Elle a su faire évoluer son modèle économique en passant d’un outil open source gratuit à une offre cloud managée destinée aux grandes organisations.
Résultat : des revenus récurrents, des contrats longue durée et une adoption accélérée. L’essor de la voix comme interface marque un tournant majeur. Plus naturelle que le clavier, plus inclusive, plus rapide, elle transforme la manière dont les utilisateurs interagissent avec les services numériques.
OpenAI, Google, xAI ou Anthropic investissent massivement dans ce domaine. Mais derrière ces expériences fluides se cache un défi colossal. Celui de transporter, traiter et restituer de l’audio en temps réel, partout dans le monde, sans coupure ni dégradation.
C’est précisément sur ce terrain que LiveKit se distingue, avec une architecture pensée dès l’origine pour les contraintes de l’IA. Et la diversité de ses clients renforce encore plus sa crédibilité.
Des assistants vocaux embarqués dans des véhicules aux agents conversationnels du service client. En passant par des usages critiques liés à la sécurité ou à la santé. Bref, LiveKit couvre un spectre rare de cas d’usage. Cette polyvalence crée une barrière difficile à franchir pour ses concurrents.
Un marché plein d’opportunités, mais pas sans risques
Pour les entrepreneurs et les marketeurs, cette montée en puissance ouvre de nouvelles opportunités. La voix permet de réduire la friction, d’augmenter l’engagement et de créer des expériences plus immersives.
Ce, que ce soit dans l’e-commerce, l’éducation ou le support client. Bien exploitée, elle peut transformer les parcours utilisateurs. Des défis subsistent néanmoins. Par exemple, la concurrence s’intensifie.
Les coûts d’infrastructure restent élevés. Et les enjeux réglementaires liés à la donnée vocale sont complexes. S’ajoute une dépendance partielle à certains grands clients. Malgré cela, la trajectoire de LiveKit montre une avance technologique solide et un timing parfaitement maîtrisé.
En quelques années, LiveKit est passé de l’ombre à un rôle central dans l’IA conversationnelle. Une démonstration éclatante que, dans la ruée vers l’intelligence artificielle, ce sont souvent les infrastructures invisibles qui bâtissent les plus grandes réussites.
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