Google s’allie à Sakana AI et accélère son offensive au Japon

Google renforce sa présence au Japon en misant sur Sakana AI. C’est une jeune pousse locale spécialisée dans l’intelligence artificielle. Et oui, le géant américain a injecté des fonds dans l’entreprise. L’info vient de The Information. Le montant exact de l’investissement reste toutefois confidentiel.

Il faut croire que Google est séduit par le savoir-faire technique et la capacité de Sakana AI à transformer des concepts avancés en applications concrètes. Le géant voit sûrement en elle un partenaire stratégique pour accélérer son ancrage sur le marché japonais.

Un accord : quel intérêt pour Google et Sakana AI

Sakana AI a confirmé avoir obtenu un soutien financier de Google, accompagné d’un partenariat pensé sur le long terme. Dans le cadre de cet accord, l’entreprise prévoit d’intégrer activement les technologies de Google. Notamment les modèles Gemini, au cœur de ses développements. 

Cette alliance doit donc permettre à Sakana AI d’exploiter plus efficacement les LLM de Google dans la conception de ses propres produits. L’entreprise japonaise conserve toutefois une approche ouverte. Elle continue d’utiliser différents modèles pour ses travaux, y compris ceux de Google et d’OpenAI.

Le partenariat facilite l’accès aux technologies de Google. Pour autant, le recours à d’autres sources lorsque cela est pertinent n’est pas exclu. Cette flexibilité reste un élément clé de sa stratégie. Autre avantage non négligeable : Sakana AI pourra proposer ses solutions via l’infrastructure cloud de Google. 

Inutile de vous informer que c’est un atout de taille pour séduire des clients aux exigences élevées en matière de sécurité. Les institutions financières ou les agences gouvernementales, souvent prudentes face aux nouvelles technologies, entre autres.

En retour, Sakana AI s’engage à faire remonter les retours de ses clients afin d’aider Google à affiner et améliorer ses services. Une collaboration étroite est également prévue entre les équipes des deux groupes, avec des projets de recherche conjoints dédiés à l’IA.

Bref, pour Google, l’intérêt est double. Étendre l’usage de ses technologies d’IA et promouvoir sa plateforme cloud auprès d’acteurs japonais de plus en plus friands de solutions intelligentes.

Un partenariat parmi tant d’autres

Pour tout vous dire, la startup japonaise n’en est pas à son premier coup d’éclat. En novembre 2025, elle annonçait une valorisation d’environ 400 milliards de yens. Soit près de 2,25 milliards de dollars. Un record pour une entreprise non cotée au Japon. 

Cette levée de fonds, estimée à 20 milliards de yens, avait réuni des acteurs majeurs comme Mitsubishi UFJ Financial Group. L’investissement de Google s’inscrit dans cette dynamique de financement orientée vers la croissance.

Avec ces nouveaux moyens, Sakana AI prévoit de développer son propre modèle de langage, tout en poursuivant la création de produits reposant sur les modèles Gemini et Gemma de Google. L’objectif est clair : gagner en autonomie technologique sans renoncer aux meilleurs outils du marché.

De son côté, Google n’en est pas à son premier investissement au Japon. Le groupe avait déjà soutenu le spécialiste de l’IA Abeja en 2018, puis la société Stores en 2023, active dans les solutions de paiement et de réservation sans espèces. 

Sakana AI, pour sa part, entretient aussi des liens avec d’autres géants américains, dont Nvidia, entré à son capital en 2024. Et ce n’est sans doute qu’un début, puisque l’entreprise affiche son ambition de multiplier les partenariats internationaux.

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La prudence japonaise, une opportunité

Ce partenariat ne se limite pas à un simple échange de technologies entre Google et Sakana AI. Pour les entreprises japonaises, souvent décrites par Reuters comme prudentes, voire frileuses face à l’IA générative, l’enjeu est immédiat. 

L’accès à des modèles avancés, intégrés dans une infrastructure cloud déjà conforme à des exigences élevées de sécurité, réduit fortement les barrières à l’adoption. 

Banques, assureurs, industriels ou administrations disposent enfin d’intermédiaires locaux crédibles. Ce, pour expérimenter l’IA sans dépendre directement d’acteurs étrangers perçus comme lointains ou difficilement contrôlables.

Sur le plan de la souveraineté technologique, l’équation reste délicate. Le Japon cherche à limiter sa dépendance aux technologies américaines, tout en reconnaissant son retard face aux États-Unis et à la Chine. 

Comme l’expliquent Nikkei Asia et le MIT Technology Review. Soutenir des startups capables de développer des modèles adaptés à la langue et aux usages locaux constitue une voie médiane. Google apporte la puissance. Et Sakana AI conserve la maîtrise du produit final, au moins en théorie.

Il faut donc s’attendre à ce que ce type de partenariat se multiplie. Car il répond à un besoin structurel. Les géants américains ont besoin d’ancrage local pour pénétrer des marchés régulés et culturellement spécifiques. 

Les startups japonaises, elles, ont besoin de ressources, de calcul et de crédibilité internationale. Une convergence presque mécanique, appelée à devenir la norme dans la prochaine phase de l’IA mondiale.

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