Synthesia : 200 millions levés et une valorisation qui s’envole

La startup britannique Synthesia vient de boucler un tour de table de série E de 200 millions de dollars. Cela a fait grimper sa valorisation à 4 milliards de dollars. Or, un an plus tôt, l’entreprise était encore estimée à 2,1 milliards. 

Cette levée a donc presque doublé la valorisation de l’entreprise. D’après le Financial Times, elle a été menée par GV, investisseur historique de Synthesia. Plusieurs fonds déjà présents au capital ont également participé. 

Parmi eux, Kleiner Perkins, Accel, New Enterprise Associates, NVentures, la branche capital-risque de Nvidia, ainsi qu’Air Street Capital et PSP Growth.

Le secret de Synthesia 

Là où de nombreuses startups de l’IA peinent encore à trouver l’équilibre financier, Synthesia s’est appuyée sur un modèle économique rentable. Comment ? En transformant la formation professionnelle grâce à des avatars générés par intelligence artificielle. 

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Parmi ses clients figurent notamment Bosch, Merck et SAP. En avril 2025, la société londonienne a dépassé les 100 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel récurrent, un seuil clé dans son développement.

Cette performance explique l’engagement renforcé de ses investisseurs. Le tour de table série E s’accompagne d’ailleurs aussi de mouvements au capital. De nouveaux investisseurs font leur entrée, à l’image d’Evantic, le fonds de Matt Miller, et de Hedosophia. 

Parallèlement, Synthesia va organiser une cession d’actions pour ses employés, en partenariat avec le Nasdaq. Il ne s’agit pas pour autant d’une introduction en bourse. Le Nasdaq n’intervient pas en tant que place boursière, mais comme intermédiaire sur les marchés privés. 

A quoi ça sert  ?

Ce dispositif permet aux premiers collaborateurs de convertir une partie de leurs actions en liquidités. Habituellement, ce type de ventes se déroule en dehors de cadres structurés. Parfois à des valorisations différentes de celle de l’entreprise et sans toujours faire l’unanimité parmi les actionnaires.

Dans le cas de Synthesia, l’ensemble des transactions sera indexé sur la valorisation de 4 milliards de dollars issue de la série E. Cette approche vise à offrir une certaine homogénéité des prix tout en laissant à l’entreprise un contrôle sur l’opération.

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« Cette opération secondaire est avant tout destinée à nos employés », a expliqué Daniel Kim, directeur financier de Synthesia. Elle leur permet d’accéder à des liquidités et de bénéficier de la valeur qu’ils ont contribué à créer. Ce, tout en maintenant l’entreprise dans un statut privé et tournée vers une croissance à long terme.

Le prochain virage de Synthesia

Sur le plan stratégique, cette croissance passe par une évolution de l’offre. Synthesia souhaite aller ainsi au-delà des simples vidéos expressives et s’inscrire dans la dynamique des agents d’IA

Selon l’entreprise, ces agents permettront aux employés des clients d’interagir plus naturellement avec les connaissances internes. Comment ? En posant des questions, en explorant des scénarios via des jeux de rôle et en recevant des explications personnalisées.

D’ailleurs, les premiers projets pilotes auraient rencontré un accueil favorable. A cela s’ajoute un engagement accru et un transfert de connaissances plus rapide que les méthodes de formation traditionnelles. 

Fort de ces retours, Synthesia prévoit de faire des agents d’IA un axe majeur d’investissement, en parallèle de l’amélioration continue de sa plateforme actuelle.

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L’entreprise n’a pas communiqué de prévisions de revenus. Toutefois, elle estime que sa technologie peut répondre aux difficultés rencontrées par les entreprises pour maintenir la formation de leurs équipes dans un contexte de marché en évolution rapide. 

Avec son cofondateur Steffen Tjerrild, directeur des opérations, Victor Riparbelli, PDG de Synthesia, est à l’origine de l’organisation de cette vente secondaire. Son but est de permettre aux employés de bénéficier du succès de l’entreprise

Pour info, fondée en 2017, Synthesia compte aujourd’hui plus de 500 collaborateurs, dispose d’un siège de 1 860 mètres carrés à Londres et de bureaux à Amsterdam, Copenhague, Munich, New York et Zurich.

Quoi qu’il en soit, bien que cette opération reste peu courante pour une startup britannique, elle pourrait devenir plus fréquente. Car, plus les entreprises privées basées au Royaume-Uni restent non cotées. 

Plus ces mécanismes de liquidité structurée pour les employés pourraient se généraliser. Ce, que ce soit via le Nasdaq ou d’autres intermédiaires. Exactement comme le dit Alexandru Voica, responsable des affaires institutionnelles et des politiques chez Synthesia.

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