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Facebook admet que son  » fact-checking  » est une forme de censure

En réaction à la plainte d’un journaliste américain, Facebook vient d’admettre que ses  » fact-checking  » sont basés sur des opinions. Le journalisme de vérification déployé par les réseaux sociaux peut donc être comparé à une dangereuse forme de censure…

À l’ère des réseaux sociaux, les Fake News sont devenues un véritable fléau. N’importe qui peut désormais se faire passer pour un expert, et diffuser des informations mensongères.

Heureusement, les GAFAM veillent au grain et se chargent de lutter contre ce phénomène grâce au  » Fact Checking « . Les géants de la technologie se donnent pour mission de rétablir l’unique vérité en toutes circonstances.

En réalité, Facebook vient d’admettre que ses  » Facts Checks  » ou vérifications des faits ne sont que des  » opinions protégées « . L’entreprise, désormais nommée  » Meta « , explique que son programme de Fact-Checking est géré par des sites tiers et ne reflète que leurs opinions.

Une vidéo sur les incendies de Californie qualifiée de Fake News par Facebook

Cet aveu est formulé dans le cadre d’une plainte pour diffamation, déposée par le journaliste américain John Stossel. Sa publication sur les origines des incendies ayant ravagé les forêts de Californie en 2020 avait été qualifiée de  » partiellement fausse  » sur le réseau social.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, Stossel estimait que la mauvaise gestion forestière par le gouvernement américain était la principale cause de ces incendies ravageurs, même si le changement climatique y a contribué.

Aussitôt, Facebook avait attribué une étiquette indiquant que les affirmations de cette vidéo étaient trompeuses :  » contexte manquant. Les fact-checkers indépendants déclarent que cette information peut tromper les internautes « . Cette étiquette de fake news a bien évidemment limité le nombre de vues sur cette vidéo, et a entaché la réputation du journaliste.

Pour sa défense, Meta a déclaré que «  les affirmations de Stossel se focalisent sur les articles de fact-check écrits par Climate Feedback, et non sur les étiquettes attribuées via la plateforme Facebook. Ces étiquettes en elles-mêmes ne sont ni fausses ni diffamatoires, au contraire, elles constituent des opinions protégées « .

La firme ajoute que  » même si Stossel pouvait attribuer des pages web séparées de Climate Feedback à Meta, les déclarations sur ces pages ne sont ni fausses ni diffamatoires non plus « .

Les  » fact-checkers  » déterminent la vérité selon leurs propres opinions

Comme le souligne The Federalist, ces programmes de vérification ne sont donc que des outils permettant de censurer certains points de vue. En d’autres termes, Meta prétend à tort détenir l’unique vérité.

Dans sa plainte, John Stossel déclare que  » l’indépendance des fact-checkers est une caractéristique délibérée du programme de fact-checking de Meta, conçu pour s’assurer que Meta ne devienne pas l’arbitre de la vérité sur ses plateformes. Meta identifie les fausses informations potentielles et laisse les fact-checkers les examiner et les évaluer « .

Ainsi,  » les fact-checkers déterminent si une information est fausse. Et même si Meta a conçu ses plateformes pour que les évaluations du fact-checker apparaissent à côté du contenu, cela ne contribue pas à la substance de ces évaluations « .

Dans sa plainte, Stossel pose une question «  est-ce que Facebook et ses partenaires diffament un utilisateur qui publie du contenu factuellement exact, lorsqu’ils annoncent publiquement que le contenu n’a pas passé le fact-check et qu’il est partiellement faux, et en attribuant à l’utilisateur une fausse affirmation qu’il n’a jamais faite ? La réponse est oui, bien sûr « .

Les réseaux sociaux sont désormais la principale source d’informations de nombreux citoyens, aux États-Unis comme en France. Par conséquent, il semble impératif que le  » journalisme de vérification  » ou  » fact-checking  » soit totalement objectif et indépendant.

Il est nécessaire que Facebook et les autres géants de la tech trouvent un moyen de rester impartiaux. Cette affaire fait écho au bannissement permanent de Donald Trump sur Twitter en janvier 2021. On peut craindre que les entreprises de réseaux sociaux s’arrogent un pouvoir absolu et déterminent la vérité selon leurs critères.

Pourtant, les médias de vérification se trompent très régulièrement et se gardent bien de faire leur mea culpa. C’est également le cas des  » fact-checkers  » français comme Les Décodeurs ou Check News

On peut aussi craindre que les Fact Checkers soient financés par des entités dans le but de servir une idéologie. Ce contrôle de l’information par de puissants lobbies est un réel danger pour la démocratie.

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