Des donjons 8-bits aux open worlds XXL, les jeux Zelda m’impressionnent. Alors, je me permets d’avoir quelques exigences pour ce film Nintendo tant attendu.
On le sait tous, adapter un jeu culte au cinéma, c’est jouer avec la nitroglycérine. Un faux pas, et c’est l’explosion sur les réseaux. Mais dès qu’on parle de Zelda, la barre monte d’un sérieux niveau. L’univers est mythique, les fans sont exigeants et Nintendo avance avec la prudence d’un Korok mal réveillé. Pourtant, les icônes du passé reviennent sans arrêt. Elles sont souvent remises à neuf juste pour attirer le regard. On finit par se demander si le film Zelda échappera à la nostalgie creuse.
Pas un simple hommage, un vrai monde vivant pour les jeux Zelda
On a vu trop souvent la recette nostalgie, joli vernis et storytelling paresseux. La technologie adore ressusciter des légendes avec un design identique. Mais aussi avec une carte-mère en mode reproduction parfaite et quelques ports modernes pour passer à l’écran récent. Et on espère que la magie fera le reste. Or, la réalité est tout autre. On admire, on sourit et l’objet finit sur une étagère.
Pour le film Zelda, c’est un grand non. Nintendo doit éviter le piège du gadget rétro conçu pour faire vibrer les fans cinq minutes avant de retomber à plat. Le monde d’Hyrule ne peut pas se contenter de quelques décors iconiques. Montrer le bois Kokiri et deux villages ne suffira pas à convaincre les habitués des jeux Zelda.
On veut une Hyrule crédible. Une Hyrule qui bouge et qui raconte quelque chose rien qu’en apparaissant à l’écran. Et surtout, un film qui ne s’appuie pas uniquement sur ses milliers de jeux Zelda passés. Comme un catalogue nostalgique, mais qui ose proposer une vraie vision.
Un Link expressif
J’espère vraiment éviter la version cinéma où les héros se transforment en statues ambulantes. Parce que trois minutes de fan-service font évidemment sourire. Mais trente minutes, le public décroche.
L’adaptation des jeux Zelda mérite mieux qu’un simple cosplay géant. J’attends ainsi un Link expressif capable de transmettre ses émotions sans dire un mot. Une Zelda qui joue enfin un rôle solide dans l’intrigue plutôt que de n’être qu’une présence lumineuse. Je veux également un Ganon doté d’un vrai charisme.
Si l’histoire choisit de s’inspirer de Breath of the Wild ou Tears of the Kingdom, ce ne sera pas un problème. A condition bien sûr de ne pas tomber dans le piège du diaporama nostalgique.
- Partager l'article :
