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SAP : une stratégie d’ouverture dans le Cloud pour faciliter le business

Le Sap TechEd qui prenait fin le 25 octobre 2018 à Barcelone était le moment pour l’éditeur allemand de dévoiler sa stratégie. Sa vision de l’avenir passe par l’open source, l’intégration des technologies comme le machine learning au sein de sa plateforme Cloud et des startups.

Encore une fois, SAP s’est inspiré de l’espace pour présenter ses annonces. Björn Goerke, CTO et Président de SAP Cloud Platform n’a pas seulement invité Alyssa Carson, la plus jeune personne à intégrer Advance Possum Academy (une école qui fournit un diplôme d’astronaute stagiaire), il n’a pas seulement porté une combinaison spatiale. Cette analogie est principalement un moyen d’évoquer la « galaxie » SAP.

Pendant longtemps, l’éditeur était perçu en termes organisationnels comme une planète à anneaux. Ces derniers représentaient les partenaires technologiques, ses intégrateurs et ses clients. Depuis 2012, SAP s’est lancé dans le Cloud avec une approche ouverte. Depuis, l’entreprise développe principalement des outils analytics et de gestion (d’aide à la décision) pour les entreprises. Aujourd’hui, SAP Cloud Platform compte pas moins de 12 000 clients. Et ce n’est qu’une partie de large clientèle de l’éditeur. La majeure partie d’entre eux continuent à profiter des licences on premice, notamment la solution analytics Business Objects.

En conférence de presse, Björn Goërke est revenu sur la solution d’Intelligence Enterprise. Selon lui, pour qu’une société soit performante, SAP conseille d’intégrer de l’intelligence (de préférence des outils basés sur des règles ou de l’intelligence artificielle) au sein de leurs applications. C’est typiquement ce que l’éditeur allemand a présenté lors de la conférence. Il a la volonté de proposer à ses clients des outils qui exploitent le machine learning dans le but de régler des problèmes opérationnels. Il s’agit de rendre les technologies accessibles aux employés principalement actifs en back office et en middle office (finance, comptabilité, ressources humaines, gestion de la supply chain, etc.).

Le CTO est surtout revenu sur l’avenir du Cloud : « Nous croyons qu’une plateforme numérique est nécessaire, non seulement au niveau de l’infrastructure, mais également pour que nous puissions proposer intégrer et d’étendre nos propres solutions et celles de nos partenaires et de nos clients ».

Cela provoque des changements d’envergure au sein des entreprises. Certains des clients du groupe qui avait lourdement modifié leurs systèmes ERP traditionnels reviennent aux distributions proposées par SAP « pour suivre notre cycle d’innovation ». Pourquoi ? Parce que comme bon nombre de fournisseurs, l’éditeur allemand s’est plongé dans le monde des APIs. C’est un élément important de son « ouverture » au monde applicatif. Ainsi, il est plus facile d’offrir des outils propriétaires au sein des solutions des partenaires.

SAP : vers l’open source et au-delà

sap open source

Cette ouverture et l’accès au Cloud passent évidemment par l’open source. C’est véritablement en 2014 que la société a montré des efforts notables dans cette direction. Il y a quatre ans, la société intégrée deux fondations : Cloud Foundry et OpenStack. Quatre ans plus tard, elle utilise les technologies comme Docker, BOSH et Kubernetes pour aider les développeurs à déployer des applications depuis sa PaaS.

OpenStack lui a permis de faciliter l’intégration de SAP HANA, la solution analytics intégrant la technologie In Memory, en mode IAAS (elle est ici davantage utilisatrice des technologies OpenStack). Par ailleurs, SAP propose d’accéder à quelques projets depuis GitHub : tout ce qui touche OpenIu5, la connexion de SAP Hana en Python, ou encore un toolkit pour explorer du code Javascript. C’est la huitième communauté mondiale de Github selon le CTO.

Si l’engagement dans le monde de l’open source n’est pas négligeable. Ce n’est que le début de la société de Waldorff. Selon Björn Goerke, l’open source est très important pour un éditeur ” parce que je pense que l’avenir du progiciel repose sur la modularité, les principes du cloud natif. Nous sommes actuellement en train de repenser et moderniser toutes les solutions Cloud de SAP pour les intégrer à notre plateforme cloud . ” Cela ne se fera pas d’un claquement de doigts. Le CTO évoque un long voyage pour y arriver.

SAP : modulariser l’activité en fonction des besoins des clients

sap modularité

Ce vœu pieux vise à déployer et à intégrer des APIs. Or, certaines de ces APIs sont proposées par les hyperledgers comme Microsoft, AWS et Google. Pourtant, SAP ne veut pas rentrer dans le jeu de ces acteurs en tant que plateforme. « Nous nous considérons comme fournisseur d’une plateforme Business as a Service. C’est là que nous pouvons fournir des capacités différencientes et c’est vers cela que nous nous dirigeons, explique le CTO.

Ces derniers ne l’ont pas tout de suite suivi dans ce voyage. Tout le jeu est d’apporter les avantages de l’analytics dans le Cloud à des entreprises qui sont réticentes à se lancer dans ce domaine, soit pour des raisons de sécurité, soit pour des raisons purement techniques, soit parce que les outils disponibles sur site leur sont suffisants. C’est de cette manière que SAP compte développer son activité.

La modularité est aussi bien un argument marketing, qu’un véritable gage d’opportunité pour la société qui peut ainsi conserver sa base de client tout en s’adaptant petit à petit aux transformations technologiques de ses clients. Selon Goerke, 50 % des clients SAP Cloud Platform passent par les data centers de l’éditeur allemand. L’autre moitié est divisé en l’intégration de la PaaS sur les hyperledgers et les data centers privés.

Il ne faut pas oublier les clients S4 /Hana et ERP ECC6.Computer Weekly cite Luka Mucic qui affirme que 30 000 clients utilisent encore l’ancienne version de l’ERP. Près de la moitié d’entre eux devrait migrer vers la dernière version d’ici 2020. S4/Hana compte lui pas moins de 9 500 clients. Au troisième trimestre 2018, le Cloud représente 20 % du chiffre d’affaires de l’éditeur. Il y a donc une large typologie de clients à contenter.

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