Alors que la France peine à intégrer des flux migratoires massifs et fait face à un chômage chronique, Éric Zemmour propose une rupture claire : prioriser la robotisation et l’intelligence artificielle plutôt que de continuer à importer une main-d’œuvre peu qualifiée. Dans une interview sur France Info, il assume pleinement cette ligne : « Je choisis les robots plutôt que les immigrés. » Une idée provocatrice, souvent caricaturée, mais qui mérite d’être examinée sérieusement, entre promesses technologiques et réalités concrètes.
Le discours de Zemmour : cohérent et courageux
Zemmour rappelle d’abord une réalité trop souvent occultée : l’immigration de travail ne représente qu’environ 10 % de l’immigration légale totale. Sur les 500 000 entrées annuelles environ, seule une minorité vient réellement pour occuper un emploi. Beaucoup d’étrangers présents sur le sol français ne travaillent pas ou très peu.
Dès lors, pourquoi continuer à importer massivement une main-d’œuvre peu qualifiée quand la technologie peut prendre le relais sur de nombreux postes ? Zemmour cible particulièrement les secteurs où les immigrés sont surreprésentés : agriculture, BTP, restauration, collecte des déchets, logistique. Des métiers souvent pénibles, où la robotisation progresse déjà (robots agricoles, exosquelettes, drones, bras mécaniques intelligents…).
Il distingue aussi justement l’IA (qui touche d’abord les cols blancs) des robots physiques, qui sont selon lui le vrai enjeu. Pour les métiers du care (aides à domicile, personnes âgées), il se montre plus prudent, préférant miser sur une remise au travail des Français via une baisse drastique des aides sociales.
Cette vision a le mérite de la cohérence : plutôt que de dépendre éternellement d’une immigration de remplacement souvent mal assimilée, la France devrait investir massivement dans l’automatisation pour retrouver sa souveraineté démographique et économique.
Les objections sérieuses (et les réponses)
On ne peut pas être naïf. Les critiques de la cellule « Vrai ou Faux » de France Info sont en partie fondées. Beaucoup de métiers occupés par les immigrés (sécurité, aides à la personne, petits travaux du bâtiment) sont effectivement difficiles à automatiser à court terme. Le Japon lui-même, malgré sa robotisation avancée, a dû ouvrir un peu plus ses frontières ces dernières années.
Ces objections sont réelles, mais elles ne tuent pas l’idée. Elles en fixent simplement les limites temporelles :
- La robotisation ne réglera pas tout du jour au lendemain, mais elle peut fortement réduire les besoins en immigration peu qualifiée d’ici 10 à 20 ans.
- Les coûts initiaux sont élevés, mais ils seront largement compensés par la baisse des dépenses sociales et les gains de productivité.
- Surtout, cette stratégie oblige la France à investir dans sa souveraineté technologique, plutôt que de subir une mondialisation migratoire incontrôlée.
Zemmour a raison sur le fond : continuer à importer massivement de la main-d’œuvre tout en ayant des millions de chômeurs et des robots qui progressent est une absurdité économique et politique.
Un projet de civilisation
Derrière la technique, Zemmour défend une vraie vision : une France qui assume sa préférence nationale, qui protège son identité et qui parie sur le progrès technologique plutôt que sur le remplacement de population.
C’est probablement l’une des propositions les plus intéressantes de la droite nationale ces dernières années. Elle sort du débat stérile « immigration ou pas » pour poser une question plus ambitieuse : quel type de société voulons-nous ? Une société qui importe sa main-d’œuvre au gré des besoins du marché, ou une société qui investit dans son capital technologique et humain pour redevenir maître de son destin ?
Évidemment, cela suppose des choix radicaux : baisse massive des charges et des impôts, réduction des aides sociales, réformes profondes du marché du travail, et un investissement d’ampleur dans l’intelligence artificielle et la robotique française.
De Ali à l’IA : le nouveau logiciel de Reconquête
Zemmour n’a jamais prétendu que les robots régleraient tous les problèmes. Il propose une direction stratégique. Et sur ce point, il a raison : dans un monde où l’IA et la robotique vont transformer profondément le travail, il est absurde de continuer à conduire une politique migratoire du XXe siècle.
Le pari est risqué, ambitieux, et nécessite une vraie volonté politique. Mais l’alternative — continuer comme aujourd’hui — est bien pire : toujours plus d’immigration, toujours plus de tensions communautaires, et une dépendance croissante à une main-d’œuvre étrangère.
Moins de Wallid et plus de WALL-E ? Pas entièrement, pas immédiatement, et pas sans efforts colossaux. Mais cette direction est nettement plus souhaitable que l’immigration de masse comme horizon indépassable.
C’est peut-être l’une des vraies questions de la présidentielle 2027.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Préférez-vous continuer à importer massivement des immigrés, ou commencer à se tourner vers l’IA physique et l’automatisation du travail ? Partagez votre avis et vos arguments en commentaire !
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