Cyberattaque et menaces de mort : Le lycée de votre enfant pris pour cible ?

Les levées de doute se poursuivent après la cyberattaque terroriste contre des lycées français. Les autorités traquent les auteurs des menaces de mort et d'attentat.

Les établissements scolaires subissent, l'automne dernier, un flot de fausses alertes à la bombe. La récente cyberattaque terroriste sur des lycées français vient culminer cette vague. Ce piratage des plateformes scolaires concerne une cinquantaine de lycées en Île-de-France. Le parquet de Paris enquête.

La décapitation des « corps de kuffars pour servir Allah le Tout-Puissant ». Menaces d'attentat à la bombe avec « du C4 partout dans le lycée et dans les classes ».

Voilà des exemples de message que des lycéens franciliens ont eu la mauvaise surprise de découvrir en accédant à leurs comptes sur les plateformes scolaires. Cette semaine, l'Espace numérique de travail (ENT) et Pronote ont été les cibles d'un piratage massif.

Offensive de l'État islamique ?

Selon la région Île-de-France, cette cyberattaque terroriste s'est mise en place depuis un site malveillant. Ce dernier a servi de support pour compromettre l'ENT.

Après avoir pris le contrôle des plateformes scolaires, les hackers ont envoyé des messages contenant des menaces d'attentat islamiste.

Les menaces d'attentat à la bombe et de décapitation étaient au nom de l'État islamique. Précisons que les établissements scolaires et des parents d'élèves ont également reçu ces courriels étranges.

Pour l'heure, le gouvernement n'a fait part que de son indignation en plus de condamner cette cyberattaque. Par ailleurs, il n'a fourni aucun élément permettant de confirmer ou non la patte de l'organisation terroriste derrière cette offensive.

Suspension de l'ENT dans toute l'Île-de-France

Toujours selon la région francilienne, le piratage massif a touché une cinquantaine de lycées. Plusieurs établissements de l'académie sont concernés, d'après le rectorat de Créteil.

Par ailleurs, trois établissements dans le Val-de-Marne ont reçu des alertes à la bombe. Il s'agit d'une information du parquet de Créteil.

D'autre part, des lycées de Paris et de Versailles ont reçu des menaces. Cela concerne aussi une vingtaine d'écoles dans le Val-d'Oise, les Yvelines et les Hauts-de-Seine.

Notons que pour les Yvelines, huit établissements ont été ciblés. La préfecture des Yvelines a d'ailleurs annoncé la mise en place d'une « surveillance statique ».

Faut-il craindre une nouvelle cyberattaque terroriste contre les lycées français ?

Le ministère de l'Éducation nationale mène des vérifications pour assurer la sécurité des réseaux. Il s'agit également de protéger les infrastructures scolaires numériques contre de nouvelles attaques.

Par ailleurs, une enquête est en cours pour identifier les auteurs de cette attaque. Les services de police assurent également la sécurité des élèves.

Ministre de l'Éducation nationale avant d'arriver à Matignon, Gabriel Attal suit cette affaire de très près. Le Premier ministre a annoncé une réunion cruciale, le 4 avril prochain. Cette assemblée interministérielle va discuter de la sécurisation de 150 à 200 écoles à risque.

Les discussions vont également aborder le nettoyage des abords des établissements scolaires. La présence des points de deal et des gangs autour des écoles complique le quotidien des élèves, ainsi que des parents.

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