Cette année, les IA générateurs de vidéos sont devenues de plus en plus performantes. Les marques s’en est alors servi pour leurs publicités de fin d’année. Coca-Cola et Google ont été les premiers à le faire.
Ensuite, McDonald’s a voulu tenter sa chance L’entreprise a publié un spot de 45 secondes destiné aux Pays-Bas, imaginé par l’agence TBWA\Neboko. La séquence est entièrement générée par IA et elle a fait le buzz. Et pas pour les bonnes raisons.
Que montre la publicité de Noël de McDo exactement ?
Au fait, la publicité montrait que Noël peut être « la pire période de l’année ». Le résultat, cependant, est tout sauf joyeux. Les images défilent à un rythme effréné. Les personnages sont grotesques. La physique y est complètement fantaisiste et les mouvements incohérents.
Comme souvent avec les vidéos générées artificiellement, la continuité s’effondre rapidement. Chaque courte scène est un indicateur clair que l’IA est passée par là. Même l’étalonnage des couleurs est agressif pour les yeux.
Alors, oui, la vidéo a fait le buzz. La colère des internautes a été massive, même si le spot n’a été vu que 20 000 fois sur YouTube. Ils ont jugé le spot de grotesque et difficile à supporter. Les hashtags et commentaires ironiques se sont multipliés en quelques heures.
McDonald’s a alors désactivé les commentaires, puis retiré définitivement la vidéo. Quelques extraits circulent encore pour ceux qui veulent se faire leur propre opinion.
La vidéo dérange tant que ça ?
Eh bien, elle choque parce qu’elle rompt avec la narration classique des pubs de Noël. Plutôt que de raconter une histoire chaleureuse, chaque scène semble plutôt découplée de la précédente. Le spectateur est ballotté sans repère, incapable de suivre le fil.
Le spot rappelle fortement la publicité de Coca-Cola pour 2025, elle aussi survoltée et visuellement agressive. Les internautes comparent d’ailleurs les deux campagnes, avec ironie et sarcasme.
Ce chaos visuel n’a pas échappé aux critiques professionnelles non plus. Les experts en publicité dénoncent le manque d’harmonie et l’excès d’expérimentation. Pour beaucoup, le spot est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire avec l’IA dans le marketing.
Et si l’IA n’est pas le vrai coupable ?
La société The Sweetshop, responsable de la création, a pris la défense de son travail. Le PDG insiste sur le fait que des dizaines de spécialistes ont travaillé pendant sept semaines pour corriger les erreurs de l’IA. Chaque image a été retravaillée comme dans une production traditionnelle.
Selon eux, le chaos visuel ne provient pas de l’IA seule, mais des décisions artistiques humaines. Les milliers de prises générées ont été montées avec soin pour créer ce qu’ils considèrent comme un « film ». Leur communiqué insiste : ce n’est pas l’IA qui a réalisé le spot, c’est leur équipe.
Pourtant, la perception du public reste implacable. Les internautes ironisent sur le coût de production versus le résultat désastreux. « Avec autant de moyens, c’est ça le meilleur que vous pouviez faire ? », s’interroge un internaute sur Instagram.
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