Meta prépare une réduction d’environ 1 500 postes liés à la réalité virtuelle et augmentée. Et c’est désormais l’intelligence artificielle (IA) qui prend la place centrale dans la stratégie de Meta.
D’après le New York Times, citant une source anonyme, près de 10 % des effectifs de Reality Labs seraient concernés par cette suppression. C’est-à-dire, environ 1 500 salariés sur un total proche de 15 000.
Reality Labs, c’est qui déjà ?
Pour info, Reality Labs correspond à l’ancienne société Oculus, connue pour ses casques de réalité virtuelle financés à l’origine via Kickstarter. Acquise en 2014 par Facebook, l’entreprise a ensuite été intégrée à Meta pour piloter les projets de réalité virtuelle et augmentée.
La division développe des casques, les lunettes connectées Ray-Ban Stories, ainsi que plusieurs logiciels dédiés. Dont la plateforme sociale Horizon Worlds, aujourd’hui bien plus discrète.
Le New York Times indique qu’Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, a convoqué une réunion interne jugée déterminante. Elle doit rassembler physiquement les employés de Reality Labs dès aujourd’hui. Cette rencontre interviendrait juste après la communication officielle sur le plan de suppressions de postes.
Or, le mois dernier, James Pero de Gizmodo évoquait déjà un scénario similaire. Il parlait d’une réduction budgétaire d’environ 30 % pour Reality Labs. Cette orientation traduisait, selon lui, une modification nette des priorités internes au profit de l’IA.
C’est donc confirmé, Meta délaisse la VR ?
Meta a confirmé ce virage en dévoilant Meta Compute, un programme de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Le groupe vise une capacité de calcul de plusieurs dizaines de gigawatts d’ici la fin de la décennie.
Une telle puissance correspond à la consommation électrique de grandes villes américaines. Ce qui représenterait l’équivalent de dix San Francisco, sans atteindre la centaine.
Dans le même temps, Meta a nommé Dina Powell McCormick à des fonctions de présidente et vice-présidente. Ancienne conseillère politique et cadre bancaire, elle doit accompagner la mise en place de ces infrastructures IA.
Zuckerberg a précisé que la conception, les investissements et les partenariats liés à ces projets formeront un « atout stratégique » pour l’entreprise. Une expression qui n’est pas nouvelle dans la bouche du dirigeant.
En 2022, il l’utilisait déjà pour défendre ses choix autour du métavers. Il présentait ce dernier comme une manière de multiplier les expériences et de limiter l’exposition aux risques extérieurs sur le long terme.
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