Cette grossesse assistée par l’IA est une première mondiale qui pourrait bouleverser la médecine de la fertilité.
Des chercheurs de l’Université Columbia, aux États-Unis, ont annoncé la première grossesse obtenue grâce à l’intelligence artificielle (IA). Derrière cet exploit se cache une technologie nommée STAR, pour Sperm Tracking and Recovery. Elle peut identifier des spermatozoïdes invisibles à l’œil humain dans les cas d’infertilité masculine sévère.
La toute première grossesse grâce à l’IA
Pour ce couple américain, l’espoir renaît après 19 années d’échecs et 15 tentatives de fécondation in vitro infructueuses. Le diagnostic était en fait sans appel, l’homme souffrait d’azoospermie. Cette condition rare touche environ 1 % des hommes et se caractérise par l’absence de spermatozoïdes détectables dans le sperme. Jusqu’ici, les seules options reposaient sur des prélèvements chirurgicaux invasifs ou le recours à un donneur.
Comment l’IA a-t-elle changé la situation ?
Le système STAR combine imagerie avancée, microfluidique et apprentissage automatique. En quelques heures, il peut analyser plusieurs millions d’images microscopiques d’un échantillon de sperme. C’est grâce à lui que cette première grossesse par l’IA a été possible.
Dans ce cas précis, sur 3,5 ml de liquide, ils ont identifié sept spermatozoïdes. Parmi eux, deux vivants et cinq immobiles. Un bras robotique a alors isolé ces deux cellules pour une injection dans deux ovocytes matures.
Ils ont ensuite réussi à créer deux embryons viables. L’un d’eux a alors conduit à une grossesse confirmée par échographie. À huit semaines, le fœtus présentait un rythme cardiaque de 172 battements par minute. On attend la naissance du bébé en décembre.
Une révolution pour la fertilité masculine
Le Dr Zev Williams, directeur du Columbia Fertility Center, est l’auteur principal de l’étude publiée dans The Lancet. On lui doit alors en grande partie cette grossesse pour la première fois réalisée avec l’IA. Pour lui, cette avancée marque un tournant.
« Nous avons longtemps concentré la recherche sur la fertilité féminine. Désormais, l’IA nous permet de mieux comprendre et traiter les causes masculines de l’infertilité », explique-t-il.
La grossesse assistée par l’IA, une première mondiale
Jusqu’ici, les embryologistes peinaient à détecter les rares spermatozoïdes viables dans les cas les plus extrêmes. STAR, lui, s’appuie sur un modèle d’intelligence artificielle entraîné à reconnaître des motifs invisibles à l’œil humain. Le chercheur compare la tâche à « trouver une aiguille dans mille bottes de foin ».
Ce système ouvre la voie à des traitements moins invasifs et plus personnalisés. Il pourrait également éviter à de nombreux hommes les prélèvements chirurgicaux douloureux. En même temps, il augmente les chances de succès des FIV.
L’intelligence artificielle au service de la vie
Cette première grossesse assistée par l’IA ne se limite pas aux États-Unis. En Norvège, une équipe de l’Université du Nord développe une autre intelligence artificielle, Spermotile. Cette dernière est destinée à analyser la qualité des spermatozoïdes pour optimiser les fécondations assistées. Leurs travaux visent une commercialisation d’ici 2027.
Ces projets traduisent un changement profond. Je parle bien sûr de la convergence entre biotechnologie et intelligence artificielle. Ce qui relevait hier de la science-fiction devient aujourd’hui réalité. Pour des millions de couples confrontés à l’infertilité, cette première grossesse obtenue grâce à l’IA est un symbole d’espoir. Elle représente un futur où la technologie ne remplace pas la vie, mais lui redonne une chance d’exister.
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Bravo, ,je suis sauvé