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Pydio veut favoriser le partage de fichiers sécurisé en entreprise

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Le partage de fichiers par le biais du Cloud devient monnaie courante en entreprise. Cependant, les questions de la sécurité et de la confidentialité freinent le choix des DSI. Ils doivent trancher entre un système basé sur le Cloud public ou sur le Cloud privé, reposant sur des serveurs dédiés. Pydio se pose comme une alternative des géants du “sharing”.

Pydio est un logiciel open source de partage et de synchronisation de fichiers en ligne. Contrairement à Google Drive, il ne repose pas sur un Cloud public, mais bien sur la seconde option affiché ci-dessus : des serveurs dédiés. L’avantage pour les entreprises, c’est qu’elles peuvent l’installer au sein des infrastructures existantes afin de conserver les données en interne. Cela facilite le respect de la politique de sécurité, de confidentialité et de gestion des droits utilisateurs.

Pydio, une alternative à Google Drive

Cette solution a été créée en 2007 par Charles Du Jeu. Il est le CEO et fondateur de la startup éponyme née en 2012 à Paris. A l’origine, Pydio se nommait AjaXplorer. En 2013, le logiciel libre de partage de fichiers change de nom pour endosser l’acronyme de Put your Data in Orbit.

Pydio assure une large compatibilité avec de nombreuses infrastructures de stockage grâce aux plug-ins disponibles. Parmi eux :  LFS, NFS, FTP/SFTP, AWS S3 (le Cloud d’Amazon), Samba, etc. Par ailleurs, elle propose ses API Rest.  Cette approche modulaire permet de proposer un logiciel libre. Pydio est fourni en distribution communautaire sous licence AGPL. La distribution Entreprise se voit proposée sous licence EULA.

Pydio gratuit ? Oui, mais pas en entreprise

pydio it professionnel

Cette distribution pour les professionnels propose des fonctionnalités avancées qui se sont étoffées au fur et à mesure des versions. Actuellement en version 8.0.2 (la version 9.0 est en préparation), Pydio s’habille d’un tableau de bord axé sur la personnalisation basée sur la méthode du glisser-déposer ainsi que la création de rapports par le biais de Widget et de filtres.

De plus, les professionnels de l’IT peuvent gérer les authentifications, les autorisations d’accès aux fichiers suivant les employés, suivant leurs métiers. Enfin, la sécurité des échanges de données se voit renforcée par rapport à la licence AGPL. En plus du cryptage SSL/TLS, l’on peut rapidement de détecter et d’éliminer les intrus de son installation Pydio.

La distribution Entreprise de Pydio 8 requiert au minimum un support du PHP 5.6, la version 7 étant recommandé. Les systèmes d’exploitation serveur supportés sont Linux+Apache, Linux Nginx et Windows Server 2012 R2. Les logiciels pour la partie serveur Web sont CentOS, RHEL, Debian et Ubuntu côté Linux, IIS8 côté Windows.

Avant de télécharger Pydio ou sa démo, la startup recommande au minimum un serveur équipé d’un processeur quatre coeurs physiques, quatre coeurs logiques et 8 Go de mémoire vive pour 100 utilisateurs. La startup explique que Windows ne peut pas gérer des fichiers de plus de 2Go à moins d’utiliser PydioBooster. Un point négatif inhérent à la technique.

Une interface “User Centric”

pydio interface

Côté utilisateur, les employés peuvent accéder à l’interface de partage depuis le Web. Ils peuvent partager des fichiers lourds comme des vidéos et les protéger par mot de passe. Depuis la version 6.0, Pydio propose un aperçu en direct des documents (audio, PDF, vidéos, et documents tapuscrits).

Pour la partie synchronisation de fichiers locaux, il faut passer par l’application PydioSync disponible sur les OS Windows 7/8/10, Mac OSX et Linux. Par ailleurs, elle permet de travailler à plusieurs sur un dossier local avant de l’envoyer dans le Cloud. Là encore, la startup joue la carte du multi options : gestion des dossiers, intervalles de synchronisation ou encore limitation des paramètres.

La solution est également disponible sur mobile depuis l’application smartphone Android et iOS. En effet, celle-ci propose peu ou prou les mêmes fonctions que la version Web, avec pour avantage de pouvoir partager des fichiers capturés directement depuis le smartphone.

Pydio vs OwnCloud : le français est plutôt compétitif

Disponible en version d’essai, la Distribution Entreprise repose sur deux offres. Le Starter Pack pour 50 utilisateurs est facturé 2480 euros par an. L’offre jusqu’à 100 utilisateurs est facturée, elle, 4750 euros par an. Les tarifs sont dégressifs au-delà.

Ce positionnement tarifaire s’avère plus agressif que le concurrent américain exactement placé sur le même marché : OwnCloud. Ce dernier facture sa version standard 3000 euros par an pour 50 utilisateurs et 4800 euros pour 100 utilisateurs. La version entreprise coûte 7200 euros et 11520 euros par an pour les mêmes nombres d’utilisateurs. Enfin, Pydio se veut compétitif et a donc rapidement séduit des acteurs comme Nikon, Seagate, Crédit Agricole, PayPal ou encore l’Ademe. Encore petit poucet face aux géants Google Cloud et Dropbox, Pydio revendique plus d’un million de téléchargements et plus de 200 entreprises clientes.

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