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Le gouvernement Trump utiliserait Facebook pour traquer les clandestins

Le gouvernement Trump est accusé par le site The Intercept d’utiliser les données fournies par Facebook pour surveiller, localiser et traquer les immigrés clandestins afin de les arrêter. Cependant, l’agence ICE (Immigration and Customs Enforcement) affirme que ces accusations sont infondées, au même titre que Facebook.

Les temps sont durs pour Facebook. Depuis le début du mois de mars 2018, l’entreprise a dû faire face au scandale de l’affaire Cambridge Analytica, avant d’être accusée de surveiller les SMS et conversations téléphoniques des utilisateurs de l’application Messenger sur Android.

Ce 27 mars 2018, le site The Intercept révèle que le gouvernement Trump, et plus précisément l’ICE, utilise les données Facebook pour trouver et suivre les immigrés afin de les arrêter. Pour rappel, l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) est l’agence fédérale chargée de mettre en application le programme de déportation de masse des immigrés clandestins de Donald Trump.

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Les accusations de The Intercept sont basées sur une série de mails et de documents obtenus par le biais d’une requête d’enregistrements publics. Dans l’article publié par le site américain, un exemple d’immigré traqué par l’ICE est cité.

Le gouvernement Trump et Facebook réfutent les accusations

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Cependant, un porte-parole de l’ICE a pris la parole auprès du site ABC7 News. Selon ses dires, ces accusations sont infondées. L’agence refuse de détailler les techniques d’investigation qu’elle utilise, mais rappelle qu’elle est autorisée à saisir la justice pour exiger des informations auprès d’une entreprise privée si ces informations peuvent aider à résoudre une enquête. Elle peut aussi utiliser les informations open-source accessibles sur les différents réseaux sociaux.

De son côté, Facebook s’est exprimée pour assurer qu’elle n’a pas fourni d’accès aux données particulier à l’ICE ou toute autre agence pour aider à l’application des nouvelles lois sur l’immigration. L’entreprise précise aussi qu’elle examine avec soin toute demande d’informations de la part du gouvernement avant de s’y plier.

En l’occurrence, Facebook explique avoir fourni des données pour aider l’ICE à résoudre une affaire impliquant un prédateur d’enfants activement recherché. De fait, l’identification de violation des lois sur l’immigration par l’ICE n’est pas liée à la demande de données effectue auprès de la firme. Il s’agirait donc en réalité d’une coïncidence.