Avant, les pirates se contentaient de crypter des données et de réclamer une rançon. Mais face à des entreprises de mieux en mieux armées pour résister, ils ont changé de tactique. Désormais, ils attaquent, tout comme les kidnappeurs avides d’argents, là où ça fait mal.
Au fait, la société américaine Semperis a mené une étude sur 1 500 entreprises à travers le monde. 78 % d’entre eux ont tous déjà été la cible d’une tentative d’attaque par ransomware au cours des douze derniers mois.
Et parmi celles qui n’ont pas réussi à bloquer l’attaque, 40 % affirment avoir reçu des menaces physiques directes visant leurs employés ou leurs proches.
La peur : l’arme ultime des hackers
J’espère ne pas vous apprendre que tout ceci est très inquiétant. D’ailleurs, Jeff Wichman, responsable de la gestion des incidents chez Semperis, partage cette inquiétude.
« Les agresseurs savent parfaitement où vivent les dirigeants, où se trouve leur famille et même où vont leurs enfants à l’école. » affirme-t-il.
Et ça l’est encore plus depuis que j’ai compris que les hackers d’aujourd’hui ne reculent devant rien pour avoir ce qu’ils veulent. Il y en a par exemple qui n’hésitent plus à intimider les entreprises qu’ils viennent d’attaquer.
Genre, ils menacent de dénoncer aux autorités leurs failles de cybersécurité. Si l’on croit le rapport de Semperis, publié le 31 juillet, 47 % des boîtes interrogées ont toutes fait cette expérience.
Et devinez quoi ? Ce phénomène ne connaît plus de frontières. La France figure, elle-aussi, en bonne place sur la liste des pays visés.
Le pourcentage de sociétés françaises ayant subi une tentative de ransomware (74 %) est légèrement en deçà de la moyenne mondiale (78 %), certes. Toutefois, l’ampleur du phénomène n’en demeure pas moins préoccupante.
Les conséquences financières sont même particulièrement lourdes. 50 % des entreprises françaises ayant cédé aux cybercriminels déclarent avoir payé une rançon comprise entre 500 000 et 1 million d’euros. Pour 8 % d’entre elles, la somme versée dépasse même le million.
Ne cédez pas face aux cybercriminels !
Mickey Brisman, CEO de Semperis, avance, en effet, que céder aux demandes financières des pirates n’est pas une option. Que ce sera synonyme d’alimenter directement leur modèle économique.
« Chaque euro versé renforce leur capacité à recommencer », avertit-il.
Seulement, face à l’urgence et à la paralysie de leurs systèmes, les firmes n’ont souvent pas d’autre choix. Cela va sans dire. Normal si la plupart des victimes payent la rançon.
Selon l’étude, 54 % des sociétés françaises ciblées l’ont fait. Ce taux grimpe à 64 % au Royaume-Uni. Et il atteint 81 % aux États-Unis.
Malheureusement, payer ne garantit en rien la restitution des données. Dans bien des cas, celles-ci continuent de circuler sur les forums du DarkWeb, exposant les victimes à des risques prolongés.
Alors, conscientes de cette spirale infernale, certaines autorités ont pris leur décision. Ce qui est le cas du Royaume-Uni, qui, le 22 juillet 2025, a annoncé travailler sur une série de mesures.
Cette dernière vise à interdire purement et simplement aux organismes publics de verser la moindre rançon aux cybercriminels.
Espérons que ce soit la meilleure solution. Personnellement, je préfère ne pas discuter là- dessus car tout dépend de quel côté je suis. Et vous, pensez-vous qu’interdire le paiement des rançons est ce qu’il y a de mieux à faire ?
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