Une pilote au volant d'Apple Car

L’Apple Car est enfin en vente : le designer de l’iPhone a créé cette Ferrari

L’Apple Car n’a jamais vu le jour, mais son esprit prend aujourd’hui la route. Avec la Ferrari Luce, premier modèle électrique conçu avec Jony Ive, le designer de l’iPhone, l’automobile de luxe adopte les codes d’un produit tech iconique.

Apple a abandonné son projet de voiture. Mais l’idée d’un véhicule pensé comme un objet technologique haut de gamme n’a pas disparu. Elle se matérialise désormais chez Ferrari, qui collabore depuis plusieurs années avec LoveFrom, le studio fondé par l’ancien chef du design de Cupertino. Nous pouvons donc retrouver un intérieur minimaliste, des matériaux premium et une expérience utilisateur travaillée dans les moindres détails.

Outre d’être un nouveau modèle électrique, la Ferrari Luce incarne une vision très particulière de la voiture du futur. Avec moins d’écrans envahissants, plus de matière, plus de sensations. Cette approche ressemble fortement à ce que beaucoup imaginaient pour une Apple Car.

Une Ferrari qui sent l’ADN Apple

Officiellement, Apple a abandonné son projet de voiture en 2024. Pourtant, en découvrant la Ferrari Luce, je trouve difficile de ne pas penser à ce fameux Apple Car dont l’industrie parlait depuis des années. La raison est que derrière ce projet se trouve Jony Ive, ancien chef du design d’Apple et créateur de certains des produits les plus iconiques de la tech moderne.

Depuis cinq ans, Ferrari travaille alors avec LoveFrom, le collectif créatif fondé par Ive après son départ de Cupertino. Le résultat vient d’être dévoilé dans un communiqué de presse ce 9 février. L’intérieur de la Luce, un modèle 100 % électrique dont l’extérieur sera présenté en mai, après une première étape consacrée à la technologie embarquée en octobre dernier.

L’inspiration Apple saute aux yeux. L’habitacle privilégie les formes douces, les surfaces épurées et une combinaison très maîtrisée d’aluminium et de verre. L’ensemble évoque davantage un objet de luxe technologique qu’un simple cockpit automobile.

Le nom lui-même, Luce (« lumière » en italien), reflète cette approche centrée sur la clarté, la matière et la sensation. Je vois maintenant que Ferrari cherche ici à séduire autant les amateurs de design que les passionnés d’automobile.

Le pari surprenant du physique à l’ère du tout-tactile

L’un des choix les plus intéressants (et, à mon avis, les plus à contre-courant) concerne l’interface. La plupart des véhicules électriques multiplient les écrans géants et les commandes tactiles. La Ferrari Luce, elle, mise sur le physique.

Boutons, molettes, leviers… l’habitacle en compte des dizaines, tous fabriqués en aluminium ou en verre. Les aérateurs s’ouvrent par rotation, un levier de vitesse en verre trône au centre. Chaque interaction est pensée pour offrir un retour tactile réel.

Selon Bloomberg, Jony Ive a défendu cette approche avec une l’idée que le passage à l’électrique ne doit pas forcément entraîner une interface entièrement numérique. Pour lui, considérer l’écran comme solution universelle est paresseux.

Son objectif est plutôt de conserver ce qui fait le plaisir d’une Ferrari comme la mécanique, le geste, la sensation. Je pense que cette vision répond aussi à une critique de plus en plus fréquente sur les voitures modernes : trop d’écrans, pas assez d’ergonomie.

Même les éléments numériques restent discrets mais haut de gamme. Les affichages utilisent des dalles OLED Samsung, tandis que les pièces en verre sont fournies par Corning. C’est le même fabricant que pour les écrans d’iPhone.

La clé du véhicule elle-même est un petit rectangle en verre avec écran à encre électronique. Une fois insérée dans son support, elle devient jaune et lance la voiture. Je trouve que ce détail illustre parfaitement l’approche d’Ive, celui de transformer un geste banal en expérience.

Plus qu’une voiture, un signal pour l’industrie

La Ferrari Luce montre que le design issu de l’électronique grand public s’impose désormais dans le luxe automobile. Les matériaux, la simplicité visuelle, l’attention aux détails et l’expérience utilisateur deviennent des arguments aussi importants que la performance.

Par ailleurs, ce projet illustre le repositionnement de Jony Ive. Son studio LoveFrom multiplie les grandes collaborations, y compris dans l’univers de l’intelligence artificielle. Et cela après le rachat de sa startup io par OpenAI pour environ 6,5 milliards de dollars. Il veut ainsi concevoir de nouveaux objets physiques pour notre époque déjà dominée par l’IA.

Dans ce contexte, la Ferrari Luce ressemble presque à un prototype conceptuel. Une voiture pensée comme un produit technologique premium, où design, interface et émotion comptent autant que la motorisation.

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Toutefois, l’approche de Jony Ive moins d’écrans, plus de matière, plus de sensations va-t-elle influencer le reste du marché ? L’industrie automobile s’est engagée dans une course au tout-numérique parfois critiquée pour sa complexité ou son manque d’ergonomie. Si Ferrari prouve qu’un retour au physique peut coexister avec une technologie de pointe, d’autres constructeurs pourraient suivre.

Plus largement, selon moi, la Ferrari Luce annonce peut-être une nouvelle phase pour les véhicules électriques, moins centrée sur la technologie visible, et davantage sur l’expérience globale. Dans un marché où les performances deviennent comparables, le vrai différenciateur pourrait bien être le design et le ressenti. Et sur ce terrain, l’ancien designer de l’iPhone vient de poser sa signature.

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