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Fuite de données URSSAF : faites-vous parties des 12 millions de salariés touchés ?

Vous êtes salarié et affilié à l’URSSAF ? Rien ne dit que vous ayez échappé à la récente fuite de données qui touche l’organisme. Avant qu’il ne soit trop tard, vérifiez si vous faites partie des personnes concernées. Vous êtes prévenu.

L’URSSAF confirme une fuite de données d’ampleur nationale, liée à un accès frauduleux. Certes, aucun RIB ni numéro de Sécurité sociale n’a été exposé. Mais les informations divulguées suffisent à alimenter des arnaques très ciblées. Si vous avez été embauché depuis 2023, cette affaire vous concerne peut-être plus que vous ne l’imaginez. Mieux vaut rester vigilant.

Fuite de données URSSAF qui touche les salariés : est-ce dangereuse ?

L’URSSAF l’a annoncé lundi soir sur son site officiel. Une fuite de données a touché jusqu’à 12 millions de salariés de l’organisme. Oui, le chiffre impressionne. Mais le mode opératoire intrigue encore davantage.

Les pirates n’ont pas forcé les serveurs. Ils ont fait plus simple. Ils ont d’abord récupéré les identifiants d’un partenaire officiel, puis utilisé un accès parfaitement valide. Direction l’API DPAE, la porte d’entrée vers les déclarations préalables à l’embauche.

Aucune alerte ne se déclenche. Aucun signal rouge. Les systèmes les ont vus comme des utilisateurs légitimes. De ce fait, des millions de dossiers sont consultés sur une période de trois ans. L’URSSAF réagit immédiatement pour limiter l’ampleur de la situation et protéger les données des salariés. 

L’organisme coupe l’accès compromis et bloque l’adresse IP suspecte. Pourtant, le mal reste fait. Impossible de retracer précisément les consultations. L’URSSAF choisit donc la transparence maximale.

Qui sont alors les salariés d’URSSAF concernés ?

Sont concernés tous les salariés embauchés depuis janvier 2023. Le type de contrat n’entre pas en ligne de compte, qu’il s’agisse d’un CDI, d’un CDD, d’une mission courte ou d’un premier emploi. Seule la date d’embauche fait la différence.

Par ailleurs, les pirates n’ont accédé qu’à un nombre limité d’informations. Ils ont récupéré les noms, prénoms, dates de naissance, dates d’embauche et numéros SIRET des employeurs. Vos coordonnées bancaires, votre numéro de Sécurité sociale et votre adresse e-mail restent intactes. Ça rassure un peu, mais mieux vaut rester vigilant.

Parce qu’en cybersécurité, le diable se cache souvent dans les détails. Ces informations, croisées avec d’autres bases, deviennent exploitables. Avec ces données personnelles, un escroc peut bâtir un scénario crédible. Un mail qui mentionne votre nom exact, votre entreprise actuelle et votre date d’arrivée inspire confiance. Beaucoup plus qu’un message générique.

Les spécialistes redoutent une vague de phishing ciblé. Les escrocs enverront des messages imitant l’URSSAF ou d’autres administrations, avec un ton officiel et une urgence inventée. Ils pousseront aussi à agir rapidement. C’est le piège classique, mais cette fois, mieux emballé et plus crédible.

Que faire alors ?

La vigilance reste le mot d’ordre. Car les semaines à venir risquent d’être animées. Non pas par l’URSSAF, mais par ceux qui comptent exploiter cette fuite jusqu’au bout. Ainsi, ne cliquez jamais sur un lien suspect. Ne répondez jamais à un message douteux. Si nécessaire, contactez vous-même l’organisme via un numéro officiel. L’URSSAF met à disposition le 0 809 541 962, et non celui fourni dans le message suspect.

L’URSSAF rappelle également qu’elle ne demande jamais vos mots de passe, codes bancaires ou autres informations sensibles par e-mail ou téléphone. Aucun agent ne procède ainsi. Si un message évoque votre embauche récente pour justifier une demande douteuse, la méfiance s’impose immédiatement.

YouTube video

L’organisme précise aussi que ses services restent pleinement opérationnels. Les déclarations d’embauche continuent normalement et les droits sociaux des salariés restent actifs. En parallèle, l’URSSAF renforce sa sécurité et généralise la double authentification pour les accès partenaires.

Quoi qu’il en soit, cette fuite de données soulève une question plus large. Comment une institution de cette taille a-t-elle pu fonctionner sans authentification renforcée sur des accès aussi sensibles ? D’autres plateformes publiques ont déjà vécu ce type d’incident. Le schéma se répète. Les conséquences aussi.

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