Heatmap tablette

Heatmap ou carte thermique: que faut-il connaître ?

La carte thermique, que l’on désigne aussi sous le nom de « heatmap », peut être définie comme un outil permettant la visualisation graphique de données. Dans ce cas, ces dernières sont présentées sous forme de couleurs, ce qui permet de déceler les données les plus complexes et non complexes.

Une heatmap, qu’est-ce que c’est ?

Son origine remonte au XIXe siècle, une période où l’on utilisait l’ombrage manuel en niveaux de gris afin d’illustrer différentes données matricielles. De cette manière, le terme « heatmap » est apparu pour la première fois au début des années 90. À cette époque, un entrepreneur fintech du nom de Cormac Kinney a conçu un matériel d’affichage graphique en temps réel des informations sur les marchés financiers. Actuellement, beaucoup s’initient encore dans la création manuelle de cet outil, mais cette fois-ci, à l’aide de logiciels spécialisés dont le plus connu est Excel.

Cette invention est utile aux propriétaires de sites Internet, dans la mesure où elle classe les éléments des plus célèbres aux moins populaires. Cela se fait à l’aide d’une variété de couleurs allant généralement du rouge au bleu. Ainsi, les utilisateurs peuvent, déterminer l’intérêt que le grand public porte à une page Web donnée. Cet aperçu est un outil de décision incroyable. Il affiche effectivement les tendances, ce qui contraint généralement le propriétaire à optimiser sa plateforme en ligne.

Que peut-on observer sur une carte thermique ?

Afin d’afficher la tendance actuelle d’un site, la heatmap met en avant un spectre de couleurs chaudes et froides. Le visiteur peut ainsi voir si une page est plus intéressante qu’une autre. Celle-ci montre la distance de défilement de la page. Si tout va bien, le CTA qui se trouve en amont du pli prend une couleur orange vif. Le cas échéant, il va falloir songer à le mettre un peu plus haut sur la page. Il pourra alors contribuer au visuel, ce qui attirera certainement l’attention des internautes.

Bref, on peut considérer cet outil comme « une forme de narration visuelle ». En effet, en un simple coup d’œil, il expose le comportement et l’attitude des visiteurs d’une page donnée. Il permet également de répondre à une problématique importante, celle de l’emplacement adéquat à considérer pour son contenu.

Focus sur le fonctionnement de la heatmap

Le principe est tout simple. Un logiciel collecte des informations à l’intérieur d’une page Web. Celles-ci s’afficheront, à leur tour, sur cette même page. Ainsi, suite au choix d’une page Web, il faudra sélectionner son URL. Pendant le chargement du HTML, les données sont transmises, en parallèle, à des serveurs. Cela est possible grâce « une courte section de JavaScript » que l’on intègre au code même du site. Chaque élément de la page sera ensuite traduit en carte.

Chaque élément, ici se rapporte à toute chose susceptible de susciter une interaction avec les visiteurs. À cela viendront s’ajouter les différentes balises, sans oublier les éléments parents. Ce n’est qu’après que se fera la collecte effective des données d’activité.

Un signal est alors émis automatiquement chaque fois qu’un internaute réalise une action sur ladite page Web. Il convient de souligner que cette émission est le résultat d’une succession d’interactions en coulisses. Néanmoins, cet article ne s’attardera pas sur ces détails dont la connaissance n’est pas obligatoire pour tirer profit d’une heatmap.

Maintenant, si un visiteur clique sur le CTA d’une page Web, ce clic est sauvegardé. Il sera ensuite additionné à toutes les données préalablement enregistrées. On obtient ainsi un condensé de ce que chaque individu a fait sur la page, en regardant au niveau du tableau de bord.

La carte thermique expose les endroits les plus cliqués, en créant une zone lumineuse que l’on appelle également « points chauds ». Même un débutant pourra ainsi déterminer quels sont les endroits du site les plus consultés. Il est également possible de définir quels sont ceux qui nécessitent plus d’engagements voire plus d’animations.

Quelles sont les différentes heatmap existantes ?

L’expression « carte thermique » désigne un ensemble global d’éléments sollicités par la cartographie thermique. En ce sens, on peut faire défiler la carte, cliquer sur celle-ci et pour finir, la déplacer. Il est essentiel de bien faire la différence entre ces trois points. Chacun de ces éléments est, en effet, primordial pour l’analyse des performances affichées par un site Internet.

Les heatmaps de défilement

Il est possible de déterminer le juste pourcentage des visiteurs ayant fait défiler une page Web de haut en bas, et ce, grâce à une heatmap de défilement. Ainsi, les zones colorées en rouge seront plus visibles aux yeux des internautes.

Les heatmaps de clic

On obtient, grâce à une heatmap de clic, un aperçu des zones les plus cliquées par les internautes sur la page Web. Dans le cas d’un appareil mobile et non un PC, on parlera plutôt de cartes thermiques tactiles. Ces dernières montrent les différents endroits où les visiteurs touchent l’écran avec leurs doigts. Ces cartes de clic utilisent des codes couleur rouge, orange ou jaune pour définir les emplacements les plus touchés ou les plus cliqués.

Les heatmaps de déplacement

Ces cartes thermiques sont aussi pertinents dans la mesure où elles font le suivi du déplacement de la souris tout au long de la visite d’une page donnée. On verra ainsi les zones de mouvement du curseur apparaître comme des points chauds. La carte thermique de déplacement fournit ainsi une indication sur le comportement des gens lorsqu’ils passent par l’interface.

Les cartes thermiques mobiles et de bureau

Cette quatrième catégorie de heatmap permet de faire une comparaison entre les performances du même site Internet. Il peut survenir qu’un contenu doive se placer sur la page de bureau. Or, celui-ci se retrouve plutôt en profondeur, à l’intérieur des onglets. Vérifier une éventuelle différence d’interaction peut alors être nécessaire.

Le rapport Confetti

Il s’agit d’un modèle de carte thermique classique, mais assez particulier. Cette heatmap promet, en effet, une « vue haute résolution ». Cela est avantageux dans la mesure où l’on jouit d’un aperçu sur chaque clic effectué. Sur le rapport, cet élément prendra l’apparence d’un point coloré.

Quels sont les avantages de l’utilisation de cartes thermiques ?

Pour un site Internet, l’utilité des heatmaps est évidente. Tout d’abord, c’est un moyen de savoir comment se déroule l’interaction entre une page Web et ses visiteurs. Le propriétaire du site dispose ainsi de bonnes bases. En effet, celles-ci permettent de trouver des éléments de réponses aux principales questions que l’utilisateur se pose. Il pourra, à ce titre, déceler les raisons potentielles du manque de conversion et agir en conséquence.

Les cartes thermiques permettent de savoir si l’utilisateur du site peut voir ou non le cœur du contenu proposé. Si entre temps, un bug a été occasionné sur un appareil ou encore s’il y avait des éléments de distractions durant la visite, tout cela peut être vérifié. Cependant, le rôle d’une heatmap au sein d’un commerce va plus loin. En montrant les graphes à uneéquipe, il devient facile pour chaque membre d’adhérer à la cause et de proposer des solutions.

Quand faut-il utiliser une heatmap ?

La carte thermique est une puissante outil pour tous les propriétaires de sites Web. En effet, plusieurs scénarios peuvent amener à l’utiliser.

La refonte d’un site Internet en fait par exemple partie. En général, ce type d’opération est coûteux, en plus de demander du temps. Une heatmap servira alors à « comprendre le comportement de l’internaute et la manière dont les éléments visuels et graphiques peuvent l’impacter ». Le but étant bien évidemment de permettre une conversion plus efficace. Il est aussi important de noter que ces attitudes ne sont pas similaires d’une plateforme à une autre.

Par ailleurs, il y a les tests A/B qui allouent une quantité non négligeable de conversions. Dans cette optique, les informations soutirées de la carte thermique se font dans l’immédiat. Une réelle distinction s’opère donc entre une entreprise qui peine à survivre et une autre qui affiche un développement rapide. En ce sens, le taux de conversion de la page apparaît lors d’une modification des images, de la copie ou tout simplement lorsqu’on déplace le bouton CTA.

Cela permet, en même temps, de souligner les raisons pour lesquelles une page affiche plus de conversions que d’autres. Si, par exemple, la page qui se convertit mieux a la particularité d’être longue, il faudra penser à rallonger toutes les autres pages.

L’usage de la carte thermique touche aussi le secteur du marketing de contenu. Pour une page, les mots qui constituent le contenu sont très importants. On mettra, de nouveau, en avant la carte thermique de défilement pour voir jusqu’où les internautes peuvent s’intéresser au contenu. Pour avoir plus de détails, la carte de clic est aussi à considérer.

Sources & crédits Source : crazyegg - Crédit :

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