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Une IA avait prédit le coronavirus de Wuhan bien avant l’OMS

Grâce à ses algorithmes d’intelligence artificielle, la startup Bluedot est parvenue à prédire l’épidémie du coronavirus 2019-nCoV de Wuhan bien avant l’OMS. Une preuve supplémentaire du rôle que peut jouer l’IA dans le secteur de la santé…

Depuis la semaine dernière, le monde entier est en état d’alerte. Une épidémie de coronavirus 2019-nCoV est déclarée dans la ville chinoise de Wuhan, avec un total de 2800 cas et 80 décès à l’échelle de la Chine. Plus d’une quinzaine de villes abritant un total de 57 millions de personnes ont été mises en quarantaine par le gouvernement chinois.

En dehors de la Chine, on dénombre déjà plus d’une cinquantaine de cas confirmés dont 3 en France. Plusieurs experts craignent à présent une pandémie mondiale, car la transmission du virus peut survenir avant même l’apparition des premiers symptômes.

Le professeur Gabriel Leung de l’Université de Hong Kong estime ainsi que le nombre de personnes infectées pourrait doubler tous les six jours. Le seul moyen d’éviter cette catastrophe d’envergure mondiale est de parvenir à contenir l’épidémie avant qu’il ne soit trop tard.



Malheureusement, il est fréquent que les autorités chinoises prennent leur temps avant de partager les informations avec le reste du monde. En 2002 et 2003, elles avaient notamment été accusées de vouloir dissimuler l’épidémie SARS qui aura coûté la vie de 740 personnes.

A priori, même si des doutes subsistent quant à l’exactitude des chiffres communiqués, le gouvernement chinois fait preuve d’une plus grande transparence concernant ce nouveau virus. Les organismes de santé du monde entier devraient donc être en mesure de prendre des précautions à temps.

Toutefois, grâce à l’aide des nouvelles technologies, il aurait été possible de prédire cette épidémie bien plus tôt. La startup canadienne Bluedot, basée à Toronto, est parvenue à anticiper la propagation du virus grâce à l’IA.

L’IA de Bluedot analyse des milliards de données pour prédire les épidémies

Dès le 31 décembre 2019, Bluedot a alerté ses clients d’une probable épidémie du virus de Wuhan. En comparaison, l’OMS n’a notifié le public que le 9 janvier 2020. De son côté, le CDC des États-Unis a donné l’alerte le 6 janvier.

Créée en 2014, Bluedot développe une plateforme de surveillance sanitaire basée sur l’IA qui analyse des milliards de données en temps réel. En exploitant diverses techniques de Machine Learning et de traitement naturel du langage, son algorithme passe en revue les actualités du monde entier, les rapports de maladies affectant la faune et la flore, les données de compagnies aériennes, ou encore les déclarations officielles pour établir ses prédictions.

Les épidémiologistes de la startup se chargent ensuite de vérifier les résultats automatisés. Si ces derniers sont cohérents, une alerte est envoyée par l’entreprise à ses clients des secteurs publics et privés pour leur conseiller d’éviter les zones à risque.


L’objectif de Bluedot est de suivre l’information plus rapidement que la maladie ne se propage. Ainsi, elle est parvenue à prédire avec succès les grandes villes d’Asie où le virus se propagerait après Wuhan : Bangkok (8 cas), Séoul (4 cas), Taipei (5 cas) et Tokyo (3 cas).

Selon Kamran Khan, fondateur de Bluedot, ” d’un côté, le monde change rapidement et les maladies émergent et se répandent plus rapidement. De l’autre, nous avons accès à de plus en plus de données que nous pouvons utiliser pour générer des insights et les propager plus vite que les maladies elles-mêmes “.

Il est intéressant de souligner que Bluedot a levé 10 millions de dollars en août 2019. Aux yeux des investisseurs, l’intelligence artificielle semble donc être bel et bien la clé pour lutter contre les pandémies dans un système toujours plus mondialisé où les frontières du temps et de l’espace disparaissent…

1 commentaire

  1. statistiquement, trouver des cas parmi les petites centaines de passagers dans les avions, signifie que rapporter à des millions de personnes … et compte-tenu des gigantesques mesures prises, vraiment, les nombres publiés de malades chinois ne vous semblent-ils pas tout à fait minorés ? le problème provient alors de la croissance exponentielle à partir du taux de contamination, de la durée de contamination, etc… Dans les entreprises notamment, le risque infectieux peut être particulièrement élevé dans les milieux confinés de travail comme les bureaux ou ateliers mal aérés : mesures de prévention et de protection du personnel en cas d’ épidémie avérée ! : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=556