PME Cyberattaque

PME : Top des victimes de cyberattaque de tous les temps - juin 2022

De nombreuses PME pensent qu’elles sont des cibles peu probables pour les cyberattaques. Cependant, le rapport 2020 de Verizon indique que 43 % des piratages ciblent les petites entreprises et près de 18,5 % d’entre elles ont été victimes de violations de données.

Une violation de données peut avoir de nombreuses répercussions sur une petite entreprise. Elle peut endommager ou faire perdre des données électroniques, entraîner des pertes de revenus, des extorsions de fonds. Même le plus petit piratage peut être coûteux et destructeur. Découvrez les principales PME victimes de cyberattaque.

Lifestyle Forms & Display Inc.

Lifestyle Forms & Displays Inc est un fabricant et importateur de mannequins basé à Brooklyn. En mai 2012, cette PME a été victime d’une cyberattaque qui lui a fait perdre plus de 1,2 million de dollars en quelques heures lors de transactions en ligne.

L’équipe technique de l’entreprise a lancé des investigations et a découvert que ses systèmes avaient été compromis. De fait, des cybercriminels avaient accédé aux informations bancaires de l’entreprise par le biais d’un virus que leur programme antivirus ne pouvait pas détecter. Le propriétaire a indiqué que l’entreprise avait pu récupérer 800 000 dollars en quelques jours. Malheuresement, les 200 000 dollars restants n’ont pas pu être récupérés.

Efficient Services Escrow Group

En 2012, des cybercriminels ont siphonné 1,5 million de dollars des comptes bancaires de la société californienne Efficient Services Escrow Group. Il convient de noter que la cyberattaque a commencé en décembre 2012. Mais, la PME ne l’a découverte qu’en février 2013.

Les cybercriminels ont infecté les réseaux informatiques de la société de séquestre avec un cheval de Troie. Ce dernier a initié trois virements bancaires vers des comptes en Russie et en Chine. La première attaque a eu lieu en décembre 2012. Elle a consisté en un virement de 432 215 dollars vers un compte bancaire à Moscou. Un mois plus tard, un total de 1,1 million de dollars a été viré vers des comptes en Chine, en deux transferts.

City Newsstand-Chicago Inc.

En 2010, City Newsstand, Inc. a été victime d’une cyberattaque ciblée qui lui a coûté environ 22 000 dollars. Des cybercriminels ont visité deux magasins de magazines appartenant à la Chicago Company. Ces derniers ont installé un programme malveillant sur les caisses enregistreuses du magasin indépendant. Le logiciel a envoyé les numéros de carte de crédit des clients à un serveur en Russie sans que personne ne s’en aperçoive.

Le propriétaire Joe Angelastri a été contraint d’engager une équipe de cybersécurité pour reconstruire le réseau de son magasin à partir de zéro. En fait, la cyberattaque a coûté à cette PME environ la moitié de son bénéfice annuel total.

Rokenbok

En 2015 une entreprise de jouets californienne de 7 employés a été attaquée par un ransomware. Ce dernier a crypté les fichiers de l’entreprise, les rendant inutilisables. Les pirates ont exigé le paiement d’une lourde rançon pour rendre les données de l’entreprise à nouveau utilisables, mais Rokenbok n’a rien payé. L’entreprise californienne a choisi de restructurer ses systèmes centraux et tout est rentré dans l’ordre quatre jours plus tard.

Si Rokenbok n’a pas fait faillite à la suite de l’attaque, elle a perdu des milliers de dollars en ventes manquées pendant ces quatre jours d’interruption. Il convient également de noter que cette cyberattaque n’était pas la première. De fait, l’entreprise avait été victime d’une attaque par déni de service plus tôt dans l’année.  

Code Spaces

En juin 2014, Code Spaces a été victime d’une cyberattaque qui a contraint cette PME à fermer ses portes. Un pirate non identifié a eu accès au panneau de contrôle Amazon Elastic Compute Cloud de l’entreprise et a effacé des données cruciales. Les pirates ont laissé une adresse Hotmail pour que Code Spaces puisse les contacter avant de tenter d’extorquer l’entreprise.

Il a été demandé à l’entreprise de payer une somme « importante » pour que le problème puisse être résolu. Code Spaces a pris des mesures pour reprendre le contrôle, mais le mal était déjà fait. En l’espace de 12 heures, la plateforme de services d’hébergement de codes est passée d’une petite entreprise viable à la dévastation totale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest