Une prof qui boude

Une IA qui prépare les cours… comme si nos profs étaient débiles !

À quelques jours de la rentrée, Élisabeth Borne a annoncé un projet qui n’est pas chaleureusement accueilli par tout le monde. Il s’agit d’une intelligence artificielle (IA) chargée d’aider les profs à préparer leurs cours. 

L’intelligence artificielle continue d’envahir tous les secteurs, et l’école ne fait pas exception. Dans un entretien accordé à Brut le 26 août, la ministre de l’Éducation nationale a confirmé que les profs disposeront bientôt d’un modèle pour les épauler dans leur quotidien. 

Mais comme toujours. Quand l’IA débarque dans un domaine aussi sensible que l’éducation, les réactions oscillent entre enthousiasme, inquiétude et soupirs résignés.

L’IA sera une aide, pas un remplaçant

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Si Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, a insisté sur un point lors de l’entretien, c’est bien  sur celui-ci. L’IA ne remplacera pas les professeurs. Elle sert juste à les accompagner dans leur travail, notamment pour préparer les cours. 

La version finale du cours restera toujours sous la responsabilité du professeur. L’outil peu pourrait aussi analyser les blocages rencontrés par les élèves et identifier ce qu’ils ont compris ou non. 

Toutefois, Élisabeth Borne précise que l’outil doit être considéré comme un « cerveau auxiliaire » qui facilite l’apprentissage, sans se substituer à la réflexion humaine. Elle rappelle que les élèves devront toujours apprendre à raisonner et à développer leurs propres capacités d’analyse.

Charte, appel à projets et gros budget à la clé

Le gouvernement n’en est pas à son premier coup d’essai. En février dernier, la ministre avait déjà annoncé la mise en place d’une charte encadrant l’usage de l’IA à l’école. Ce document doit préciser les règles, aussi bien pour la pédagogie que pour la gestion administrative. 

Une vaste consultation est d’ailleurs en cours auprès des enseignants, des parents, des élèves et des syndicats pour définir un cadre éthique. Lors de cette annonce, Borne avait insisté qu’il faudra aussi former les élèves aux limites et aux biais de l’IA. L’outil pourra aider à préparer un devoir mais ne devra pas remplacer le travail personnel de l’élève.

Mais le projet ne se limite pas aux discours. Un appel à projets financé à hauteur de 20 millions d’euros via France 2030 est déjà lancé. L’objectif affiché est de développer une IA souveraine disponible dès l’année scolaire 2026-2027

Elle devrait accompagner les enseignants dans la préparation des cours, mais aussi dans l’évaluation des élèves. 

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