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Windows 12 : tout savoir sur le futur OS  » Cloud-only  » de Microsoft

Et si Windows 12 était entièrement basé sur le Cloud ? C’est ce que laisse présager la direction empruntée par Microsoft, notamment la position hybride de Windows 11 et le développement de l’offre Windows 365 de PC en tant que service…

Début avril 2022, Microsoft dévoilait plusieurs améliorations pour Windows 11 : la dernière version en date de son système d’exploitation pour PC. Lancée en octobre 2021, cette version de l’OS est conçue pour répondre aux besoins de l’ère du travail hybride. Parmi les nouveautés annoncées par Microsoft, on compte une refonte de l’Explorateur de Fichiers, un système de vidéo-conférence amélioré et plusieurs améliorations de sécurité.

Ces annonces présagent aussi implicitement du futur de l’OS, et notamment de Windows 12 sur lequel Microsoft serait déjà en train de travailler. En effet, la feuille de route de Windows 11 se focalise désormais sur une mobilité accrue et sur Windows 365. On peut en déduire que l’avenir de Windows sera sur le Cloud, en particulier pour les entreprises.

Déjà à l’heure actuelle, Microsoft privilégie les environnements hybrides. En début de semaine, le CEO Satya Nadella déclarait que « les frontières entre le PC et le Cloud s’effacent ».

Pour l’heure, la priorité de Microsoft est de fluidifier la transition entre Windows local et Windows 365. L’objectif est que les utilisateurs ne soient plus capables de déterminer si leurs applications, leurs ressources de calcul ou leur capacité de stockage proviennent du Cloud ou de leur machine.

La prochaine étape serait un système d’exploitation entièrement basé sur le Cloud, à l’instar du Chrome OS de Google. À court terme, Microsoft a déjà annoncé que les utilisateurs de Windows 365 pourraient démarrer leurs machines directement sur le Cloud, sans passer par l’OS local.

Windows 12 : un OS entièrement basé sur le Cloud ?

Ainsi, Windows 12 pourrait être la première version de l’OS entièrement basée sur le Cloud. Elle serait hébergée sur les Data Centers plutôt que sur les PC, et vendue avec une capacité de stockage sous forme d’abonnement.

Ce système serait donc similaire aux PC virtuels traditionnels, que les entreprises déploient depuis plusieurs années pour soutenir leurs stratégies  » BYOD  » (bring your own device). Toutefois, le système tarifaire devrait être simplifié au même titre que les différentes configurations. De plus, cet OS basé sur le Cloud ne s’adresserait pas uniquement aux entreprises, mais aussi au grand public.

En entreprise, un système basé sur le Cloud donnerait aux administrateurs IT un meilleur contrôle sur la gestion des identités et sur la configuration de sécurité. Il offrirait aussi une vue d’ensemble sur la façon dont les appareils sont utilisés. Au-delà, de manière générale, un OS Cloud permettrait de nouveaux modèles de consommation.

Le service Windows 365 est vendu comme un service offrant aux professionnels une flexibilité inouïe, en permettant de travailler depuis n’importe où et n’importe quel appareil, et de choisir parmi une large variété de ressources. On dénombre actuellement plus de 12 configurations de PC Cloud différentes offrant chacune un volume de ressources différent. Les utilisateurs peuvent aisément changer d’offre à tout moment.

Avec un OS basé sur le Cloud, Microsoft pourrait poser les fondations d’un véritable  » PC en tant que service «  cloud et démocratiser le modèle proposé par des entreprises comme la startup Shadow ou comme Nvidia avec GeForce Now. N’importe quel PC pourrait alors être transformé en une machine rutilante sans aucune limite de puissance.

Avec un tel modèle, les consommateurs pourraient opter pour une offre regroupant le hardware et un abonnement de stockage Cloud. À l’heure actuelle, de nombreux smartphones sont déjà vendus de cette façon.

En outre, un modèle Cloud changerait le paradigme en matière de hardware. Puiser les ressources directement sur le Cloud réduirait le besoin en SoC sur les machines locales, ce qui permettrait d’élaborer de nouveaux designs et de nouveaux formats. La priorité pour les constructeurs deviendrait la vitesse de la connexion au Cloud et la réduction de latence.

Microsoft privilégie pour l’instant un modèle hybride

Lors d’un entretien accordé au site web TechRadar, Wangui McKelvey, directeur général de Windows 365, a détaillé la vision de Microsoft concernant Windows et le Cloud. Selon lui, un OS entièrement détaché de l’appareil n’est pas la vision de la firme pour le futur proche.

Selon lui, l’ambition actuelle n’est pas nécessairement le développement d’un OS entièrement basé sur le Cloud, mais plutôt de combiner les deux expériences pour que le plus grand nombre de cas d’usage soient pris en charge afin de répondre aux besoins de tous les utilisateurs.

En outre, un OS basé sur le Cloud impliquerait de nombreux défis. Par exemple, la connectivité à internet est très inégale autour du monde, ce qui signifie que l’accès aux performances serait conditionné à la position géographique. Même si les technologies futures comme la connexion satellite de Starlink pourraient résoudre ce problème, il s’agirait d’un souci majeur à court terme.

Un autre problème est le risque de panne d’un fournisseur d’accès internet ou d’un fournisseur cloud. En cas de problème technique, les ordinateurs deviendraient totalement inutiles. Du pain béni pour les cybercriminels, qui pourraient facilement mettre en péril les entreprises devenues dépendantes de la connectivité. Toutefois, Microsoft annonce une future fonctionnalité permettant aux utilisateurs de Windows 365 d’accéder au PC cloud sans connexion internet.

Enfin, la latence représente une barrière supplémentaire. Un modèle basé sur le Cloud ne serait pas viable pour des cas d’usage interdisant la moindre latence, comme le jeu vidéo compétitif en ligne.

Les constructeurs de PC risquent aussi de s’opposer massivement à l’émergence des  » PC en tant que service Cloud « . Leurs ventes risquent de s’effondrer, puisque les consommateurs ne verraient plus l’intérêt d’investir des sommes massives dans de puissantes machines.

Aucun de ces problèmes n’est insurmontable, et il reste probable que Microsoft finisse par lancer un OS entièrement basé sur le Cloud. Les PC en tant que service devraient d’abord se démocratiser en entreprise pour répondre aux besoins du télétravail, avant de se démocratiser auprès du grand public désirant également profiter d’une flexibilité accrue…

Quels seront les appareils compatibles avec Windows 12 ?

Lorsque Microsoft a lancé Windows 11, la principale caractéristique requise pour les ordinateurs était une fonctionnalité hardware appelée TPM : une fonctionnalité de sécurité que l’on retrouve sur la plupart des carte-mères modernes. Il est probable que Windows 11 ait la même exigence, mais le TPM sera sans doute devenu la norme sur tous les PC quand cette version sera lancée.

En dehors de cette spéficité, on devrait retrouver les mêmes prérequis que sur Windows 11. Les PC devront donc être équipés d’un processeur 64 bits, d’une cadence de 1GHz, 4Go de RAM, 64Go d’espace disque, la fonctionnalité UEFI Secure Boot, un écran 9 pouces de définition HD, DirectX 12 et une connexion internet.

Date de lancement de Windows 12

On ignore pour le moment à quelle date sera lancé Windows 12. Rappelons que Windows 11 est sorti il y a moins d’un an, et que cette itération recevra de nombreuses mises à jour avant qu’une nouvelle version soit déployées.

Néanmoins, en se basant sur le délai qui a séparé les précédentes versions, on peut anticiper un lancement de Windows 12 fin 2025. C’est d’ailleurs à cette date que Windows 10 ne sera plus pris en charge.

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