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FaceApp soupçonné par les USA d’être un outil russe de vol de données

L’application mobile FaceApp est soupçonnée par un Sénateur américain de collecter les données des utilisateurs, de les transférer vers la Russie et de les vendre à des tiers. Le développeur réfute ces allégations…

Disponible sur iOS et Android depuis 2017, FaceApp rencontre une popularité croissante depuis maintenant plusieurs semaines. Cette application permet aux utilisateurs de modifier leurs visages sur leurs selfies grâce à l’intelligence artificielle. Il est par exemple possible de se vieillir ou de se rajeunir, de changer de couleur de peau ou d’ajouter des accessoires. Le résultat est généralement hilarant, et les selfies modifiés se partagent allègrement sur les divers réseaux sociaux.

Cependant, derrière son caractère amusant et léger, FaceApp pourrait représenter un réel danger pour la confidentialité. Le Sénateur américain Chuck Schumer vient de demander au FBI et à la FTC de se pencher sur les pratiques de collecte de données de l’application…

Le Sénateur exprime ses craintes dans une lettre adressée au directeur du FBI, Christopher Wray, et au président de la FTC, Joseph Simon. Comme il le souligne, pour utiliser l’application, les utilisateurs doivent obligatoirement lui autoriser l’accès complet et irrévocable à leurs données personnelles et à leurs photos.

En lisant les conditions d’utilisation de FaceApp, on s’aperçoit que les utilisateurs autorisent l’application à utiliser ou à publier du contenu partagé avec elle. Ceci concerne notamment le pseudonyme ou même le nom réel de l’utilisateur, et ce dernier n’en sera aucunement notifié.

FaceApp : un piège de la Russie pour créer une base de données de citoyens américains ?

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Le Sénateur s’inquiète également du fait que le développeur ne précise pas combien de temps les données des utilisateurs FaceApp sont conservées, ou comment l’utilisateur peut s’assurer de leur suppression après usage. Chuck Schumer estime qu’il s’agit-là de  » dark patterns  » qui peuvent tromper les utilisateurs ou même constituer une pratique commerciale mensongère.

Ces inquiétudes sont également liées au fait que les serveurs de FaceApp sont situés en Russie. Lorsque l’utilisateur souhaite modifier un selfie, le traitement n’est pas effectué. Il est effectué via le Cloud, sur les serveurs de l’entreprise. De fait, on ne sait pas réellement quand et comment le développeur autorise l’accès aux données des utilisateurs à des tiers et potentiellement à des gouvernements étrangers.

Cependant, la firme a tenu à répondre à ces allégations. Elle affirme que les données ne sont pas envoyées en Russie, que les utilisateurs ne sont pas pistés, que leurs informations ne sont pas vendues à des tiers et que la plupart des photos sont supprimées sous 48 heures.

A priori, FaceApp n’est donc pas une stratégie machiavélique de la Russie pour établir une base de données sur les citoyens américains et européens. Toutefois, il est impossible de s’assurer que le développeur dise toute la vérité…

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