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L’IA de Google DeepMind surpasse les humains pour déchiffrer les tablettes grecques antiques

L’intelligence artificielle Pythia, développée par les chercheurs de Google DeepMind, se révèle plus efficace que les experts humains pour déchiffrer les tablettes issues de la Grèce Antique. Cette IA pourrait permettre de combler les vides qui parsèment notre connaissance de cette époque oubliée…

Chaque année, des dizaines de tablettes héritées de la Grèce Antique sont découvertes par les archéologues. Nous sommes parvenus à déchiffrer les inscriptions de milliers d’entre elles et à découvrir le contexte économique, social et religieux dans lequel vivaient les précurseurs de la démocratie.

Cependant, un grand nombre de ces vestiges d’un lointain passé sont érodés ou endommagés. Il était donc impossible ou très complexe jusqu’à présent de traduire leur contenu. La seule façon de le faire était de deviner les caractères manquants en se basant sur le reste des inscriptions ou sur d’autres textes similaires.

Toutefois, grâce à l’intelligence artificielle, la tâche pourrait être désormais simplifiée. Une équipe de chercheurs de Google DeepMind, menée par Yannis Assael, a entraîné un réseau de neurones à déchiffrer les inscriptions des tablettes grecques endommagées de pierre, de céramique ou de métal vieilles de 1500 à 2600 ans.

Cette intelligence artificielle, nommée Pythia en référence à la prophétesse de la mythologie grecque, a été entraînée à partir de 35 000 reliques cumulant un total de plus de 3 millions de mots. Elle est peu à peu parvenue à distinguer des patterns sur ces artefacts, tels que le contexte dans lequel les mots surviennent, la grammaire ou encore la forme et la disposition des inscriptions.

L’IA de Google DeepMind commet 30% d’erreurs de moins que les experts humains

Afin de tester l’efficacité du système, les chercheurs ont ensuite laissé Pythia tenter de deviner neuf lettres manquantes dans un nom Grec. L’IA y est parvenue sans encombre. Par la suite, lors d’une épreuve l’opposant à un expert humain, elle s’est montrée largement plus performante. Sur un total de 2949 inscriptions endommagées, Pythia a commis 30% d’erreurs de moins que son concurrent.

De plus, il ne lui a fallu que quelques secondes pour compléter 50 inscriptions contre plus de deux heures pour le spécialiste de chair et d’os. Cependant, bien qu’elle s’avère plus performante que les humains, les chercheurs estiment que Pythia servira davantage à assister les efforts de restauration de chercheurs qu’à les remplacer.

Désormais, à l’issue de son entraînement intensif, Pythia est en mesure de proposer 20 suggestions différentes pour chaque inscription manquante. Les experts humains n’ont alors plus qu’à sélectionner la meilleure proposition en se basant sur leur propre faculté de jugements et sur leurs connaissances…