Avec Pegasus, d’autres logiciels espions avancés prolifèrent

Avec Pegasus, d’autres logiciels espions avancés prolifèrent

Pegasus fait probablement partie des logiciels espions les plus avancés et les plus puissants jamais développés par une société privée. Cette solution de cyber-renseignement utilisée par de nombreux gouvernements continue de faire des victimes. Et comme si cela ne suffisait pas, d’autres logiciels tout aussi sophistiqués arrivent dans le paysage des spywares.

Pegasus, une technologie de surveillance de masse ?

Les chercheurs ont découvert l’une des premières versions de Pegasus en 2016. Ce logiciel espion est développé et distribué par le groupe israélien NSO. Ce dernier prétend avoir vendu le logiciel à une soixantaine de clients établis dans 40 pays différents.

En juillet 2021, NSO fait la Une des journaux suite au Projet Pegasus. Il s’agit d’une investigation coordonnée par les journalistes de 17 médias de 10 pays différents. L’enquête a permis d’obtenir  50 000 numéros de téléphone de cibles potentielles des clients du groupe israelien. 

Le but du projet était de dénoncer les abus commis par les utilisateurs de ce spyware de capacité militaire et particulièrement invasif. NSO affirme qu’il ne s’agit pas d’une technologie de surveillance de masse. Le logiciel est utilisé uniquement lorsqu’il y a une raison légale et légitime de le faire. 

De hauts fonctionnaires de l’UE parmi les dernières victimes de Pegasus 

Le projet Pegasus a lancé un signal d’alarme face à l’urgence d’un besoin de réglementation sur les technologies de renseignement. Mais l’industrie reste totalement incontrôlable. Preuve en est que Pegasus continue la surveillance ciblée. 

Selon les observateurs, les clients de NSO peuvent utiliser ce spyware comme moyen de répression. Il faut néanmoins savoir qu’en novembre dernier, l’administration Biden a blacklisté NSO au niveau du Département du commerce.

Parmi les dernières victimes connues, de hauts fonctionnaires de l’UE auraient été attaqués par le spyware. C’était au mois de juillet. Dans cette même période, au moins 30 militants politiques en Thaïlande ont été piratés avec le logiciel. Avec Pegasus, d’autres logiciels espions apparaissent, augmentant les menaces.

D’autres logiciels espions apparaissent 

Avec Pegasus, d’autres logiciels espions avancés prolifèrent

Les chercheurs ont repéré de nombreux autres spywares similaires à Pegasus, certains étant autant élaborés que le logiciel espion israelien. Subzero en fait partie. Cette menace exploiterait plusieurs vulnérabilités zero-day Windows et Adobe pour cibler des organisations en Europe et en Amérique centrale.

En Grèce, des chercheurs ont documenté un autre spyware baptisé Predator. Le logiciel a été développé par Cytrox, une société israélienne qui se décrit comme étant un fournisseur de « solution cybernétique opérationnelle » pour le gouvernement. Le Parlement européen compte parmi ses victimes.

Plus récemment, Avast a repéré DevilsTongue. Ce logiciel a été pour sa part développé par la société de surveillance israélienne Candiru. Le spyware exploite aussi des vulnérabilités pour se propager sur plusieurs appareils. Des journalistes au Moyen-Orient comptent parmi ses cibles.

Il semble évident que ces menaces pèsent de plus en plus sur les entreprises et les organisations du monde entier. Renforcer sa cybersécurité devient vital. 

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