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BPI France pousse les PME à s’approprier le Big Data

La banque publique d’investissement organisait aujourd’hui dans le 9ème arrondissement de Paris une journée pour tenter de convertir les PME au Big Data. Son directeur exécutif à l’innovation, Paul-François Fournier a expliqué hier sur RTL le potentiel de cette technologie pour les entreprises, quelques soit leur secteur.

« Le Big Data est un nouvel or noir pour les PME ». Le discours est sans équivoque, la nouvelle arme de la « super banque publique » pour aider les petites et moyennes entreprises se résume dans l’utilisation des données numériques. L’objectif de la journée « Les PME à l’assaut du Big Data » organisée par la BPI France aujourd’hui à Paris sera donc d’expliquer aux entrepreneurs comment augmenter la performance de leur société par « l’intermédiaire des technologies prédictives ».

Paul François Fournier, directeur exécutif à l’innovation de la BPI France, a expliqué avoir réalisé une étude auprès de leurs PME partenaires qui démontre qu’elles « s’intéressent à la question du Big Data ». Selon lui, 65% de ces entreprises se « disent intéressées mais ne savent pas bien comment ça marche et comment les utiliser ».

L’objectif principal de l’événement sera donc de « leur prendre la main » pour leur montrer comment, en fonction des caractéristiques de l’entreprise, ils peuvent se servir des données numériques pour augmenter leur productivité et améliorer l’expérience client. Concrètement, les chefs d’entreprises pourront s’adresser à des experts et éventuellement trouver des partenaires susceptibles de les aider.

Le Big Data concerne toutes les entreprises

La banque publique a découvert dans son étude que plus de 100 000 de ces PME devraient être capable « d’utiliser mieux ces outils pour être plus efficaces ».

Mais Paul François Fournier précise que le « Big Data concerne tout le monde » et qu’il est inexact de croire que l’utilisation des données numériques n’est possible que pour un certain type d’entreprises, notamment celles du numérique.

InVivo par exemple, le premier groupe coopératif agricole français a décidé d’investir dans le Big Data. A l’aide d’outils agricoles connectés, il collecte des données relatives aux sols, à la météo, au rendement des cultures avant de les transmettre à un logiciel d’outil d’aide à la décision qui part un algorithme « indique à l’agriculteur les mesures à prendre en terme d’arrosage, de traitement de végétaux ou d’alimentation du bétail ».

L'entreprise InVivo utilise les données numériques pour augmenter ses rendements
L’entreprise InVivo utilise les données numériques pour augmenter ses rendements

Le directeur exécutif de la banque publique française prend lui l’exemple d’une coopérative agricole spécialisée dans la production de sucre grâce aux betteraves. Cette dernière a amélioré le cout de transport de cette plante de près de 10% en utilisant les données de production de ses agriculteurs et celles de la géolocalisation de ses transporteurs. A savoir que le « cout de transport des betteraves est l’un des couts les plus importants dans la production de sucre ».

« La France à tout pour progresser » en matière de Big Data

Pour Paul François Fournier, en matière de Big Data, la France qui se situe « dans la moyenne européenne » ne doit pas ralentir sur la question mais au contraire accélérer.

Rappelons que les données numériques, ne doivent pas uniquement être stockées mais surtout décryptées pour être utilisables et à terme servir une entreprise. Pour cela, il faut un algorithme et des statistiques qui trouvent leur source dans les mathématiques.

Il ne semble pas trop présomptueux de louer les mérites du savoir français en la matière.

L’hexagone dispose tout d’abord d’un « tissu de start-up » qui se sont créées et spécialisées dans le big data et sont aujourd’hui susceptibles d’aider les PME dans ce domaine. Paul François Fournier rappelle ensuite que l’on a « des écoles de mathématique puissantes en France ».

Un exemple, la très respectée école polytechnique de l’université Paris Saclay qui lance en 2014 la première session du « Data Sciences Starter Program ». Ce programme de formation entend former des data scientist. Ce métier, pour certain le plus « attrayant du XXIème siècle », consiste à récupérer des millions de données, de les analyser et d’en tirer une stratégie pour l’entreprise.

 

« Les PME à l’assaut du Big Data » est donc une initiative audacieuse dans un pays aux nombreuses ressources pour ce secteur.

Source : BPIFrance.fr