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Des chercheurs russes accélèrent le Quantum Computing grâce à un réseau de neurones quantique

Des chercheurs russes de l’institut Skoltech, basé à Moscou, ont développé une nouvelle approche pour l’informatique quantique. Leur méthode est basée sur l’utilisation d’un réseau de neurones quantique…

À l’heure actuelle, le calcul des interactions quantiques repose sur le stockage et le traitement des données quantiques sur des ordinateurs traditionnels par le biais d’algorithmes classiques.

Les modèles théoriques capables de prédire les résultats de ces interactions complexes sont peu nombreux, et les scientifiques n’ont donc d’autre choix que de se tourner vers des techniques de  » sampling  » telles que la méthode Monte Carlo.

Les mêmes calculs sont effectués encore et encore en ajoutant une part de hasard à chaque fois. Cette approche produit des résultats corrects, mais elle requiert une puissance de calcul démesurée.

Les chercheurs du Skolkovo Institute of Science and Technology (Skoltech) de Moscou ont donc tenté de développer une nouvelle méthode plus efficace. Plutôt que d’exploiter la part de hasard des méthodes de sampling, leur approche repose sur les propriétés spécifiques des ordinateurs quantiques.

Cette nouvelle technique développée par Skoltech utilise un algorithme appelé  » variational quantum eigensolver « . Cet algorithme permet de créer une description quantique des positions de départ pour tous les objets / forces interagissant entre eux.

Des informations additionnelles sont ajoutées à partir d’un réseau de neurones classique pour estimer le type d’interaction. Puis, un réseau de neurones quantique calcule l’interaction et recherche les patterns dans le résultat.

La méthode de Skoltech est convaincante, mais reste pour l’instant théorique

Lors de tests effectués par les chercheurs, un classificateur quantique a été entraîné à reconnaître les phases de la matière. Il a atteint une précision de 99% pour le modèle Ising et 94% pour le modèle XXZ. Les résultats sont donc encourageants.

Cependant, il n’existe pas encore d’ordinateur quantique conçu pour fonctionner avec cette méthodologie. Cette méthode reste donc théorique pour le moment, mais pourrait représenter un véritable pas en avant pour l’informatique quantique