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Cybersécurité : le premier ver informatique fête ses 30 ans

C’est une date clé dans l’histoire de la cybersécurité. Ce 2 novembre 2018, le tout premier ver informatique, Morris, fête ses 30 ans. L’occasion de découvrir comment l’intelligence artificielle permet enfin de lutter contre ce type de malwares.

Retour en 1988, il y a tout juste 30 ans. Nous sommes en 1988, et l’étudiant du MIT Robert Tappan Morris lance crée le tout premier ver informatique : Morris. A l’origine, ce logiciel était uniquement conçu pour se propager sur le web à titre expérimental. Pour rappel, un ver informatique est un logiciel qui se propage sur les ordinateurs en se répliquant lui-même.

Malheureusement, Morris comportait plusieurs erreurs de code qui l’ont rendu néfaste. Pendant plusieurs jours, le ver a provoqué des dommages tels que des pannes, des interruptions de connexions, ou même des dégâts matériels sur les 6000 ordinateurs sur lesquels il s’est propagé.

Et à l’époque, cela représentait 10% des 60 000 machines connectées à internet dans le monde entier. Bien entendu, il ne s’agissait pas d’ordinateurs de particuliers mais de ceux d’entreprises, d’universités ou même d’agences gouvernementales. Une véritable catastrophe.

Sans même le savoir, Robert Tappan Morris venait de créer un type de malware qui serait encore utilisé trente ans plus tard. L’étudiant a d’abord été le premier condamné par la loi américaine en vertu de la Computer Fraud and Abuse Act de 1986. Les dommages ont été estimés entre 10 et 100 millions de dollars, mais le jeune homme s’en est bien tiré puisqu’il a été condamné à une peine de probation de trois ans et 10 000 euros d’amende.

Cybersécurité : l’IA permet enfin de lutter contre les vers informatiques

ia bouclier ver informatique

Aujourd’hui encore, hélas, les vers informatiques continuent à faire les choux gras des cybercriminels. Leur capacité à se propager très rapidement demeure redoutable. En guise d’exemple récent, on peut notamment citer le ransomware WannaCry qui a affecté de très nombreuses organisations en quelques jours seulement en mai 2017.

Si ce type de malware reste aussi populaire, c’est aussi parce que de nombreuses entreprises ne sont pas en mesure de détecter à temps les comportements alarmants des cybercriminels tels que la reconnaissance sur les réseaux informatiques ou les mouvements latéraux des vers. Même en cas de détection, les analystes ne sont le plus souvent pas capables de bloquer la menace à temps.

Heureusement, selon Grégory Cardiet, expert IA chez Vectra Networks, l’intelligence artificielle pourrait enfin permettre aux entreprises de lutter efficacement contre ce fléau. En effet, grâce à l’automatisation, il est désormais possible de surveiller et de détecter en temps réels les vers informatiques.

Les actions de quarantaine et de correction, quant à elle, peuvent être partiellement automatisées. Ainsi, l’IA offre à l’humain les capacités d’analyse et de traitement nécessaires pour lutter contre ce type de malware. Des capacités dont le cerveau humain seul ne peut disposer.

Ainsi, grâce à l’intelligence artificielle, des menaces de cybersécurité vieilles de 30 ans pourraient enfin disparaître. Cependant, l’IA risque aussi de donner naissance à de nouvelles formes de malwares intelligents encore plus redoutables… rendez-vous dans 30 ans pour un nouvel état des lieux pour les 60 ans de Morris !

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