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Violation massive des droits : des données sur les clients collectées par les pubs et les restaurants vendues

Actuellement, le gouvernement britannique exige que ces établissements recueillent les noms et les coordonnées des clients afin de contribuer au programme Test and Trace du NHS. Les experts ont mis en garde contre une « violation massive des droits » après que des données sur les clients collectées par les pubs et les restaurants ont été vendues à des tiers.

Des reventes illégales

Selon le Times, les données de recherche des contacts requises par le programme Test and Trace du NHS ont été recueillies par des sociétés de technologie pour le compte des établissements d’accueil depuis leur réouverture en juin. Bien que le gouvernement ait déclaré que les informations ne peuvent être conservées que pendant 21 jours et ne doivent pas être utilisées à des fins autres que celles du NHS Test and Trace, certaines entreprises les auraient revendues.

Un certain nombre d’entreprises de collecte de données auraient créé des politiques de confidentialité qui leur permettent de conserver les données des utilisateurs pendant 25 ans au maximum et de les partager avec des tiers. Après la révélation de l’affaire, les experts dénoncent cette pratique considérée comme un véritable scandale. Ceux-ci exhortent le gouvernement à sévir contre ces entreprises.

Les politiques de confidentialité et le QR code comme outils de collecte de données

Harriet Sergeant, une chercheuse au Centre for Policy Studies affirme que les bars et les restaurants vendent les données de recherche de contacts dans le cadre de ce qu’on appelle les politiques de confidentialité. Les codes-barres QR dits de réponse rapide auraient aussi permis à des entreprises d’accéder à des noms, des adresses, des numéros de téléphone et des adresses e-mail des clients. Les codes QR ont été largement adoptés par les industries de l’hôtellerie, des loisirs et de la beauté comme alternative aux journaux de bord en papier.

Carissa Veliz, un professeur à l’université d’Oxford pointe également du droit le laxisme dans la protection des données. Elle déclare que les scandales comme celui-ci sont le produit de décennies de laisser-aller et le manque de contrôle d’un modèle commercial contraire à l’éthique. La blogueuse Jennifer Howze, elle, confirme que c’est effectivement un vrai scandale et que le gouvernement ne doit pas forcer les personnes à partager leurs données personnelles !