Fuite de données Facebook : la CNIL Irlandaise ouvre une enquête

Suite à une fuite de données potentielle, le régulateur irlandais de la protection de la vie privée entame une enquête à l’encontre de Facebook.

Facebook, au centre d’une enquête sur une fuite de données

Selon la commission irlandaise de la protection de données, le géant des médias sociaux aurait été suspecté d’avoir transgressé la loi. Cette annonce a été faite suite à un événement malencontreux. En effet, des informations sur un demi-milliard d’utilisateurs Facebook ont été répandues sur le web. Dans le cadre de cette investigation, l’entreprise semble afficher une volonté à coopérer avec l’organisation irlandaise.

L’entité irlandaise de surveillance et de protection des données (DPC) s’est prononcée mercredi dernier. Cette organisation aurait débuté une enquête concernant Facebook et la possibilité d’une violation de la législation européenne par celui-ci. Des règles qui concernent notamment l’atteinte et la protection de la vie privée.

Toujours d’après le DPC, cette recherche serait basée sur des rapports. Ces derniers confirmeraient l’exposition des données de 533 millions d’utilisateurs Facebook sur un forum de pirates sur Internet. Cette fuite pourrait alors représenter une infraction au règlement général sur la protection des données mis en place par l’Union européenne.

Facebook réagit face aux propos de la DPC

Suite à une conversation avec des ambassadeurs de Facebook Ireland, la Commission de la protection des données a proclamé que le réseau social n’est pas écarté de toute suspicion, quant à la transgression de nombreuses lois et dispositions. Facebook, lui, a réagi positivement. Il affirme même qu’il « coopère pleinement » avec la DPC.

Dans la foulée, celui-ci ajoute que les fuites de données Facebook résultent de certaines fonctionnalités. Grâce à celles-ci, les internautes peuvent effectivement profiter d’une connexion rapide et facilitée. Il est à noter que ces options sont également présentes dans certaines applications et pas uniquement sur la plateforme.

Dans le courriel envoyé à la commission irlandaise, le réseau social se veut rassurant. Des protections sont déjà mises en place pour pallier à ce problème. Ces fuites de données seraient alors le résultat d’une ancienne défaillance Facebook qui, fort heureusement, a été rétablie en 2019. Profitant de cette vulnérabilité, des pirates se sont infiltrés dans le système. C’est grâce à l’outil utilisé par Facebook pour importer ses contacts que ces malfaiteurs ont pu soutirer les données dont il est question.

La responsabilité irlandaise pointée du doigt

Malgré l’affaire de la « commission vie privée » de Bruxelles, l’on peut dire que le CPD est le premier organisme à lancer une enquête officielle sur le devenir des données Facebook. Cela tombe bien étant donné que le siège de la société se trouve justement à Dublin. L’Irlande est donc tenue responsable de l’application des textes par ce colosse.

A ce jour, on ne sait pas encore combien de temps durera l’investigation. Toutefois, en vertu du RGPD, les entreprises peuvent être passibles d’une sanction. Il s’agit d’une amende, soit de 20 millions d’euros soit de 4 % des revenus annuels dans la mesure où ce deuxième montant excède le premier.