Grâce à l'UE, vous pouvez empêcher Google de transférer vos données

Grâce à l’UE, vous pouvez empêcher Google de transférer vos données

Dans une démarche historique, l’UE vous donne désormais la possibilité d’empêcher Google de partager vos données avec ses différents services. Ce changement est une réponse directe à la loi sur les marchés numériques (DMA ou Digital Markets Act) de l’Union Européenne.

Contrôler le partage de vos données avec la suite de services Google

Google introduit une nouvelle politique en réponse à la loi européenne sur les marchés numériques (DMA pour Digital Markets Act). Cette mise à jour permet aux utilisateurs d’ajuster de manière granulaire le partage des données sur sa suite de services. Sont concernés, Google Search, YouTube, les services publicitaires, Google Play, Chrome, Google Shopping et Google Maps.

Cette mise à jour signifie que vous pouvez désormais choisir quels services Google peuvent accéder à vos données : tous, certains ou aucun. La mise en œuvre de cette politique permet aux citoyens de l’UE d’exercer un plus grand contrôle sur leurs données personnelles.

Google précise néanmoins que le partage de données reste effectif dans certaines situations, dans le cadre d’une transaction sur Google Play ou Google Shopping par exemple. Ceci, pour se conformer à la loi ou prévenir les fraudes et autres abus.

Concrètement, il y aura des consentements supplémentaires pour les services Google. La société déploiera à cette fin une nouvelle fenêtre de consentement auprès des utilisateurs de l’UE dans les semaines à venir. Elle demandera de cette manière l’autorisation des utilisateurs pour le partage des données et les publicités personnalisées.

Un impact étendu au-delà de la confidentialité

Au-delà du simple partage de données, le DMA vise également à créer un marché numérique plus équitable. La loi restreint entre autres la capacité de Google à donner la priorité à ses propres services dans les résultats de recherche, égalisant ainsi les règles du jeu avec les concurrents.

Cette politique marque un moment charnière en matière de confidentialité des données des utilisateurs au sein de l’UE. Les utilisateurs peuvent désormais choisir ou trouver l’équilibre entre les avantages des services personnalisés et les préférences en matière de confidentialité des données.  

Le DMA modifie le paysage du partage de données, mais pas seulement. La loi met également les entreprises concernées et leur différentes plateformes (Alphabet, Amazon, Apple, ByteDance, Meta, Microsoft) au défi d’adapter leurs modèles opérationnels. Ceci pour se conformer aux nouvelles normes réglementaires.

« Les  nouvelles règles impliquent des compromis difficiles, et nous craignons que certaines de ces règles ne réduisent les choix offerts aux citoyens et aux entreprises en Europe » précise Oliver Bethell, directeur juridique de Google, dans un communiqué.

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