HIDS vs NIDS

HIDS vs NIDS : différences et utilisation

Le HIDS et le NIDS sont des systèmes de détection d’intrusion. Bien qu’ils visent la sécurité, les deux systèmes présentent des différences sur de nombreux points.

Tout le monde se préoccupe aussi bien de la sécurité des appareils que de la cybersécurité. La technologie a déjà développé nombre d’outils destinés à cet effet. Parmi ces outils figurent les systèmes de détection d’intrusion. Il s’agit plus précisément des outils servant à surveiller le flux de données ainsi que le trafic au sein du réseau. Ces systèmes existent en plusieurs catégories, dont les principales sont les Host Intrusion Detection Systems ou HIDS et les NIDS ou Network Intrusion Detection Systems. Les premiers servent à détecter les intrusions dans les machines et les seconds, celles dans le réseau. Dans le présent dossier, on va faire la découverte de ces outils en faisant une analyse comparative de ses fonctions et de leur utilisation.

HIDS & NIDS : Définitions et fonctionnement

Afin de faciliter notre étude, commençons par définir chacun des deux systèmes de détection d’intrusion.

HIDS

Le terme HIDS est un acronyme désignant le système de détection d’intrusion basé sur l’hôte. Il consiste en une surveillance permanente et une analyse du système ainsi que l’activité des applications que les périphériques exécutent sur le réseau. On parle ici des applications de protection à l’instar des programmes de détection des logiciels espions. Un simple PC de bureau peut les accueillir aussi bien qu’un serveur.

Ces systèmes fonctionnent en prenant un instantané des fichiers système existant. Ensuite, ils les comparent aux instantanés capturés antérieurement. A l’issu de la comparaison, le système peut dégager tout ce qui ressemble à des modifications inattendues comme la suppression, l’écrasement ou l’accès à certains ports. Une fois détectées, ces activités seront transmises aux administrateurs aux fins d’enquêtes.

Les HIDS différent des NIDS en ce sens qu’ils servent surtout à identifier toute activité qui sort de l’ordinaire. De la sorte, c’est une bonne méthode pour lutter contre les menaces internes en détectant toute attaque potentielle.

NIDS

En ce qui concerne les NIDS, il s’agit des applications qu’on installe à des points stratégiques. On les place ainsi au niveau du serveur ou d’un segment de réseau qu’on vise à protéger particulièrement. Ce type de système vise à surveiller plutôt le trafic au niveau du réseau. Cela fonctionne en détectant les activités suspectes et en envoyant une alerte lorsque cela se produit.

Dans cette méthode, le logiciel rassemble des données en vue d’effectuer une analyse ultérieure. La collecte d’informations peut s’effectuer à des points cruciaux du réseau afin de faciliter la détection des menaces potentielles que les hackers tentent d’introduire. Les logiciels de détection peuvent, par exemple, être installés sur le sous-réseau pour permettre au pare-feu de renifler une éventuelle attaque par déni de service ou DDoS.

Si les HIDS et les NIDS diffèrent sur quelques points, il est toutefois possible d’opter pour des systèmes de détection hybrides où les deux sont installés dans un environnement mixte. Cela augmente la capacité de détection des menaces potentielles.

Leurs fonctions de

Comme on l’a mentionné supra, HIDS et NIDS fonctionnent de manières différentes. Dans cette partie du dossier, on va découvrir leur fonctionnement de base. Les HIDS procèdent à des examens spécifiques sur les informations recueillies à partir des logiciels installés sur les hôtes. Par contre, les NIDS collectent des données à partir du trafic réseau.

Par exemple, les HIDS décèlent toute forme d’intrusion en examinant les documents consultés et les informations dans les journaux du noyau. Parallèlement à cela, les NIDS surveillent et analysent les données du trafic réseau entre les différents PC du réseau. Ce qui permet d’empêcher toute attaque non autorisée alors que les HIDS ne les détectent pas avant l’exécution de l’attaque. Dans tous les cas, les deux systèmes doivent être installés simultanément afin de préserver la sécurité des appareils et du réseau.

HIDS vs NIDS : les avantages et inconvénients

On sait que l’utilisation simultanée des deux systèmes est nécessaire pour préserver l’ensemble des appareils composant un réseau. Les deux présentent toutefois des avantages et des inconvénients quant à leur utilisation.

Les avantages des HIDS

On ne peut pas toujours savoir d’où vient une attaque. En plus, on ne peut pas savoir quel appareil celle-ci va cibler. De la sorte, il convient d’instaurer un système de détection hybride. Néanmoins, chacun d’eux possèdent des avantages.

Les HIDS permettent, en premier lieu, la prévention des attaques capables de causer des dommages tels que la réécriture d’un fichier par un malware. Les HIDS peuvent aussi de protéger des ordinateurs portables quand on les retire d’un réseau. Dans le cas où les NIDS n’ont pas décelé l’attaque, les HIDS entre en jeu. Ils peuvent renifler les attaques que les NIDS ont manquées.

En outre, les HIDS ont la capacité d’analyser les applications installées sur l’appareil, ils peuvent surveiller leur fonctionnement hors réseau.

Leurs atouts des NIDS

Certes, les NIDS ne suffisent pas pour assurer une entière protection des matériels au sein d’un réseau. Mais ils possèdent toutefois un certain nombre d’avantages qu’on ne peut pas ignorer.

Tout d’abord, il faut se fier aux NIDS pour pouvoir déceler les attaques au niveau du réseau dans son ensemble. Ensuite, ceux-ci peuvent exploiter les données obtenues lors des attaques sur les hôtes dans le but de détecter ce qui semble provoquer une attaque potentielle sur un nouvel hôte. De ce fait, on les utilise afin de protéger un grand nombre de systèmes informatiques, et ce, à partir d’un unique emplacement sur le réseau. De cette capacité découle un coût moins élevé quant à l’adoption d’un tel système de détection d’intrusion.

Par ailleurs, les NIDS procèdent à des examens plus élargies d’un réseau d’entreprise en se servant d’outils comme les scans et les sondes. Ce qui leur permet d’assurer la sécurité des périphériques autres qu’informatiques dont les serveurs d’impression, les pare-feu et les routeurs. Enfin, les NIDS protègent les appareils contre les différentes attaques, DDoS en l’occurrence.

HIDS vs NIDS : Les inconvénients

HIDS comme NIDS ne sont pas une panacée contre la cybersécurité. L’un comme l’autre présente des inconvénients que nous allons détailler dans cette partie.

Les HIDS ou systèmes de détection d’intrusion basés sur les hôtes ne prennent pas en compte le réseau. Étant donné leur emplacement, ils se préoccupent uniquement de la sécurité des appareils, et non du réseau. En même temps, la mise en place des HIDS peut s’avérer fastidieux. Il faut installer un dispositif sur chaque emplacement hôte.

Un autre inconvénient des HIDS repose sur le fait qu’ils ne permettent pas d’obtenir des informations en temps réel. En plus, leur nature passive ne leur permet pas d’offrir une solution, mais simplement une information sur l’attaque que les cyberattaquants tentent de perpétrer.

Comme les HIDS, les NIDS sont également de nature passive. Sans mentionner le temps à dépenser pour détecter quel canal est protégé ou pas.

HIDS & NIDS : Quelles différences ?

A la base, les deux systèmes concourent pour la sécurité. L’un se focalise sur celle des appareils tandis que l’autre assure la cybersécurité. Mais ce qui est certain est qu’il y a un certain nombre de points auxquels ils diffèrent.

Si les HIDS utilisent les données historiques pour dénicher la faille, les NIDS, par contre agissent en temps réel. Ces derniers peuvent, de ce fait, signaler tout de suite quand un problème se présente. En plus, les HIDS ne concernent qu’un seul système ou un seul ordinateur sachant qu’il s’occupe uniquement de l’hôte. En revanche, les NIDS préservent la sécurité de tout le système en examinant toutes les activités et le trafic à l’intérieur du réseau.

Côté installation, les deux systèmes présentent également une grande différence. Les dispositifs HIDS doivent être installés sur chaque hôte, c’est-à-dire chaque ordinateur et chaque serveur. Ce qui peut être chronophage tout en étant ennuyeux. Par contre, l’installation des dispositifs NIDS ne se fait que sur les principaux points d’intersection au sein du réseau.

Cela étant, il est plus ardu de suivre les fonctionnalités d’intégration des NIDS parce qu’il n’y a pas assez d’informations sachant que le réseau est vaste. Pourtant, lorsqu’une attaque est détectée, les HIDS localisent facilement l’origine de l’attaque sachant que celles-ci sont combinées au processus système et aux fichiers.

Peut-on combiner HIDS & NIDS ?

Malgré leurs différences, les HIDS et les NIDS fonctionnent mieux ensemble. Ils se complètent puisque les premiers identifient les paquets d’informations malveillantes au sein du réseau de l’entreprise alors que les seconds fournissent un temps de réponse plus rapide. En somme, l’idéal est de combiner les deux systèmes afin que, non seulement on puisse prévenir les attaques sur les hôtes, mais également protéger le réseau dans son ensemble.

On peut toutefois utiliser les méthodes conventionnelles de sécurité telles que l’antivirus ou le pare-feu. Si les uns manquent de fonctionnalités, les autres peuvent les compenser. C’est ainsi que l’on pourra établir un réseau robuste et moins vulnérable aux cyberattaques.

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