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IBM aide à surveiller l’érosion des plages australiennes avec une IA

Un chercheur d’IBM a conduit la conception IA et Big Data pour surveiller les plages australiennes.

En Australie, il y a plus de 10 000 plages. Ces endroits iconiques disparaissent peu à peu à cause de l’érosion naturelle. Les vagues de l’océan Indien et les tempêtes draguent le sable sans arrêt.

Pour lutter contre la suppression des plages, Dr Adam Makarucha, Data Scientist pour IBM Systems, mise avant tout sur la prévention et même la prédiction.

Lors du Gartner Application Architecture Development & Integration Summit, il a présenté une solution pour suivre l’évolution des herbiers marins.

Quel est le rapport entre des algues qui poussent au fond de la mer et les plages australiennes ? Selon le chercheur, ces végétaux représentent une barrière naturelle à l’érosion du sable. Ils forment de grandes prairies qui stabilisent les fonds marins et réduisent la puissance des vagues.

Or les herbiers marins disparaissent à cause de la pollution issue des eaux usées. Selon Adam Makarucha, ces prairies pourraient ne pas réapparaitre avant 50 ans.

IBM met en place une solution d’intelligence artificielle dans une infrastructure Cloud hybride

Cependant, surveiller de telles étendues s’avère compliqué. Impossible d’utiliser un avion. Les caméras embarquées ne peuvent pas voir les fonds marins. La technique actuelle consiste à filmer ces zones à l’aide de caméras sous-marines en plongeant. Du même coup, les scientifiques doivent analyser manuellement les images pour déterminer l’état des plantes.

Afin de gagner un temps considérable, le data scientist a imaginé une approche Cloud hybride combinant les serveurs IBM Power System AC922 et les algorithmes de Watson Machine Learning pour trier plus facilement les 500 heures d’images non étiquetées.

Pour cela, lui et son équipe ont fait appel à l’agence australienne KWP. Les données sont traitées par le biais de Microsoft Access, puis répertoriées sur Excel. Ensemble, les deux sociétés ont intégré la solution en deux semaines.

Au lieu de passer 5 heures pour traiter un volume de rush de 10 heures, la plateforme analytique mise en place permet de faire cette labellisation en 20 minutes en utilisant des outils “Cloud Native”. Le modèle algorithmique obtient une précision de 91 % pour reconnaître le type d’herbier, la densité et la couverture.

Le chercheur a expliqué que la solution de computer vision pourrait traiter les 500 heures d’images en une seule journée. Pour le même résultat, il faudrait 6 semaines et demie à un humain à temps plein ou 10 personnes pendant 10 jours.

Un bon début pour prédire l’érosion des plages australiennes

Les analyses sont faites sur une infrastructure privée, en mode Edge Computing. Par la suite, ils peuvent partager les fichiers traités par le biais d’une interface de Cloud public.

Dans un même temps, la plongée sous-marine ne permet de filmer qu’environ 10 heures de rush par mois. Les conditions météorologiques et la présence de requins dans les baies freinent les opérations.

Les scientifiques cherchent maintenant à prédire l’état de santé des herbiers et leurs évolutions dans le temps. La solution permettrait ainsi de préserver les plages australiennes. C’est aussi un moyen de protéger les populations qui sont concentrées dans les villes côtières de Perth, Adélaïde, Brisbane, Melbourne et Sydney. Sans action préventive, le phénomène risque d’affecter les grandes métropoles.

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