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Intelligence artificielle : la France finance ses 4 premiers instituts 3IA

La France annonce quels seront les quatre premiers instituts de recherche en intelligence artificielle à recevoir le label 3IA. Ils seront situés à Grenoble, Nice, Paris et Toulouse et recevront 75 millions d’euros d’argent public.

En 2018, la France annonçait son intention d’investir dans l’intelligence artificielle en finançant des centres de recherche spécialisés sur l’ensemble du territoire. Les projets sélectionnés recevront le label  » Institut Interdisciplinaire de l’intelligence artificielle  » abrégé en  » 3IA « . Ce label est valable pendant 4 ans.

Quatre projets préselectionnés avaient été annoncés à l’automne 2018, mais la confirmation officielle vient finalement d’être donnée par le gouvernement. Les quatre premiers instituts 3IA seront donc situés à Grenoble ([email protected]), Nice (3IA Côte d’Azur), Paris (Prairie) et Toulouse (Aniti).

Les quatre instituts, ainsi que les prochains qui recevront le label, pourront se partager 75 millions d’euros d’argent public. A l’origine, le gouvernement avait annoncé 100 millions d’euros, mais le reste des fonds pourrait être versé ultérieurement. Par ailleurs, rappelons que l’état ne fournira qu’un tiers des financements. En comptant les investissements privés, le montant total des fonds devrait atteindre au moins 225 millions d’euros.

Intelligence artificielle : chaque institut 3IA sera focalisé sur un secteur d’application

Rattachés à des établissements d’enseignement supérieur, ces différents instituts auront les mêmes domaines d’étude. Néanmoins, en fonction de leur histoire et des investisseurs privés, chacun se focalisera sur davantage sur un secteur d’application pour l’IA. A Nice, les chercheurs se concentreront par exemple ainsi sur le domaine de la santé et du développement du territoire. A Toulouse, l’une des priorités sera le transport.

Le financement de ces centres de recherche s’inscrit dans une stratégie générale visant à permettre à la France de compter parmi les leaders de l’intelligence artificielle. Cependant, nous devrons faire face à la concurrence féroce d’autres grandes puissances européennes telles que l’Allemagne et le Royaume-Uni, mais surtout à celle des Etats-Unis et de la Chine qui se livrent actuellement une guerre sans merci pour dominer l’industrie de l’IA…

L’intelligence artificielle pour booster la finance française

Si l’on s’en tient seulement à la part qu’il finance dans le projet 3IA, le secteur privé s’intéresse donc énormément à l’intelligence artificielle. Et il y a du travail car malgré l’avancée de la France dans ce secteur, rares sont encore les applications pratiques. Cependant, les grands groupes du CAC 40 commencent à s’y mettre. 

Le problème du trading tel qu’on le connaît

Parmi les domaines qui pourraient le plus en tirer profit, la finance figure au premier rang. En effet, la chance n’a que peu d’influence dans la réussite d’un trader. Au contraire, croire en elle peut est l’une des erreurs les plus courantes des traders, professionnels ou bien amateurs. D’ailleurs, le PRAIRIE de Paris travaillera, entre autres, sur des applications de l’IA en finance. L’apport principal de l’IA comme aide ou substitut au trader classique serait sans aucun doute le fait d’éviter le biais propre à la pensée humaine. Malgré les études réalisées avant chaque opération (en visitant des sites comme https://trading-binaire.com/), le trader s’en tiendra le plus souvent à son instinct. Or, celui-ci peut nous tromper plus souvent qu’on ne le croit.

L’IA a des atouts, mais…

Inversement, une IA n’émet aucun jugement de valeur, il prendra simplement en compte les risques et coûts relatifs à une action et prendra la décision mathématiquement appropriées. L’avènement de l’intelligence artificielle semble d’autant plus inéluctable quand on sait que 90 % du trading mondial se base déjà sur des données fournies par des algorithmes.

L’IA pourrait donc être extrêmement utile pour faire de la spéculation financière, que ce soit pour un fonds d’investissements ou un acteur privé. Néanmoins, l’IA peut également être biaisée. Par exemple, laissés sans surveillance, des programmes informatiques utilisés pour négocier ont causé d’énormes pertes. La technologie n’étant qu’à ses débuts, une supervision humaine restera donc toujours nécessaire.

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